Conakry, 10 avril 2025 – La chambre d’appel de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a examiné ce jeudi le volet « enrichissement illicite » dans le dossier de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané. Une audience tendue où l’origine de plusieurs biens immobiliers a été vivement débattue.
Les accusations : biens cachés et justifications fragiles
Lors de l’audience, le ministère public et les avocats de la partie civile ont interrogé Diané sur :
✔ Des propriétés enregistrées sous des prête-noms (famille, épouse, enfants)
✔ Plus de 3 milliards de GNF sur ses comptes
✔ L’absence de preuves sur ses déclarations (contrats de location, sources de revenus)
Me Pépé Antoine Lama (partie civile) a fustigé :
« Il dit habiter en location à Petit Simbaya mais ne peut produire de contrat. Ses justifications ne tiennent pas face aux preuves matérielles. »
La défense contre-attaque : « 80% des biens ne sont pas les siens »
Me Almamy Samory Traoré, avocat de Diané, a rétorqué :
✔ « La charge de la preuve incombe à l’accusation »
✔ « Le premier jugement a reconnu que 80% des biens attribués ne lui appartenaient pas »
✔ Demande d’un renvoi pour préparer une contre-argumentation solide
Verdict : Renvoi au 18 avril
Le juge Daye Mara a accordé le report demandé par la défense. Prochaine audience : 18 avril 2025, où Diané devra fournir des éléments plus convaincants.