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Le silence d’un trône, l’espérance d’un continent : Robert Sarah, le cardinal venu du silence

Le Vatican est en deuil. Les cloches de Rome pleurent leur souverain. François, l’évêque de la tendresse et de la miséricorde, s’est éteint ce lundi 21 avril 2025 dans le calme de Sainte-Marthe. Une ère s’achève. Une autre s’annonce, incertaine, pleine de bruits — et, peut-être, de silence.

Dans les couloirs du Vatican, parmi les murmures des prélats et les confidences feutrées des conclavistes, un nom revient, discret mais dense, comme une note grave dans un chœur d’agitation : Robert Sarah. Le cardinal du silence. L’africain de Dieu. L’homme qui prie plus qu’il ne parle, et qui parle pour faire prier.

Il est né loin des coupoles et des dorures. À Ourouss, un village de Guinée, parmi les ruisseaux, les feuillages et les genoux d’une mère en prière. Il fut archevêque de Conakry, puis serviteur des papes. Il a vu les guerres, les trahisons, les silences complices. Il a souffert de la pauvreté des siens et de l’arrogance de certains puissants. Mais il n’a jamais rompu avec la lumière. Son regard est grave. Sa foi, inoxydable. Son style, sans fioriture.

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Dans les livres qu’il écrit, dans les retraites qu’il anime, dans la liturgie qu’il célèbre avec la précision d’un moine, le cardinal Sarah rappelle à l’Église ce qu’elle oublie souvent : qu’elle est d’abord un mystère, pas un débat. Une offrande, pas un programme.

Si les cardinaux, dans le secret de la chapelle Sixtine, portaient leur regard au-delà des continents et des convenances, peut-être verraient-ils en cet homme une réponse. Non pas une mode, mais une profondeur. Non pas une couleur, mais une clarté.

L’Afrique a donné des saints, des martyrs, des docteurs de l’Église. Elle a donné des fidèles, en nombre et en ferveur. Elle peut désormais offrir un pape.

Et si le trône de Pierre, pour une fois, prêtait l’oreille au silence ? Le silence d’un homme qui sait que gouverner l’Église, ce n’est pas plaire au monde, mais plaire à Dieu.

Alors, dans la nuit romaine, entre encens et murmures, l’Esprit souffle où il veut. Peut-être du côté de Conakry.

Par Sambégou Diallo

 

 

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