Moscou-Kiev : Le bras de fer diplomatique se durcit
Dimanche 11 mai, le président russe Vladimir Poutine a surpris en proposant des négociations « directes et sans conditions préalables » avec l’Ukraine, prévues dès le 15 mai à Istanbul. Une offre qui contraste avec l’exigence occidentale d’un cessez-le-feu immédiat de 30 jours.
Zelensky prêt à discuter… mais après un arrêt des combats
Réagissant depuis Kiev, Volodymyr Zelensky a déclaré voir dans cette proposition un « signe positif » que la Russie « envisage enfin de mettre fin à la guerre ». Toutefois, il a réaffirmé sa condition sine qua non : un cessez-le-feu préalable, comme le réclament l’UE et les États-Unis. « La première étape pour une paix réelle, c’est le silence des armes », a-t-il insisté sur les réseaux sociaux.
L’Occident durcit le ton
Samedi 10 mai, une vingtaine de pays alliés de l’Ukraine ont lancé un ultimatum à Moscou : accepter une trêve « complète et inconditionnelle » dès le 12 mai, sous peine de « sanctions massives ». Une position ferme, rejetée par Poutine, qui accuse l’Europe de « grossièreté » et d’« ultimatums ».
Frappes et méfiance à Kiev
Dans la nuit du 10 au 11 mai, des explosions ont encore secoué la capitale ukrainienne, ciblée par une centaine de drones russes. « Nous n’avons aucune confiance dans leurs propositions », témoigne Tetiana, une habitante de Kiev. Un scepticisme partagé par Emmanuel Macron, jugeant « insuffisante » l’offre de Moscou : « On ne négocie pas sous les bombes. »
Quel avenir pour les négociations ?
Si Poutine évoque des discussions sur « les causes profondes du conflit », il refuse tout arrêt des hostilités avant un accord. Un blocage qui alimente les craintes d’une guerre prolongée, alors que la Russie contrôle déjà 20 % du territoire ukrainien.
Que pensez-vous de la proposition de Poutine ? Un cessez-le-feu doit-il précéder toute négociation, ou les discussions peuvent-elles commencer malgré les combats ? Partagez votre avis en commentaire !