À quelques semaines de l’Afrobasket 2025 en Côte d’Ivoire, une partie de l’équipe nationale féminine de basket du Sénégal se retrouve privée de stage de préparation aux États-Unis, faute de visa. Cinq joueuses et treize membres du staff n’ont pas reçu l’autorisation d’entrée sur le territoire américain, sans explication officielle.
Un coup dur pour les Lionnes, d’autant que onze joueuses, accompagnées de l’entraîneur américain Otis Hughley Jr., ont déjà rejoint le lieu de rassemblement. Les entraînements étaient censés démarrer cette semaine.
Le malaise s’accentue alors que le Sénégal figure parmi les 25 pays africains potentiellement visés par des restrictions de visa, selon une note interne du Département d’État américain évoquant des raisons de « sécurité nationale ». Aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet, mais la confusion règne.
Deux scénarios sont désormais envisagés : poursuivre les préparatifs séparément avant une réunion de l’équipe à Dakar début juillet, ou organiser une reprise en urgence sur le continent africain, en l’absence du coach principal.
Ce refus ne semble pas isolé. Récemment, une médecin sénégalaise a vu sa demande de visa refusée alors qu’elle devait présenter ses recherches à un congrès à Boston. Un contexte qui interroge.
Ces refus de visa sont-ils un obstacle diplomatique ou une faille dans l’organisation ? Faut-il repenser les lieux de préparation des sélections africaines ?