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Entre tradition et justice de proximité : les premiers pas du procureur Marwane Baldé à Macenta

Avant toute prise de fonctions officielle, en exécution de la décision du chef de l’État, monsieur Marwane Baldé, Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Macenta, a posé un acte fort de symbolisme et de respect des valeurs locales. Loin de se limiter aux formalités administratives, le magistrat a tenu à inscrire ses premiers pas sous le signe de l’humilité, du dialogue et de l’ancrage communautaire.

Ce dimanche, dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale, il a rendu une visite de courtoisie aux chefs coutumiers (Sotikémo) de la ville de Zégbéla Togba, notamment au sein des communautés Manian et Toma.

Le nouveau Procureur de Macenta, Marwane Baldé, à gauche

À travers cette démarche, le nouveau Procureur a voulu envoyer un message clair : la justice qu’il entend incarner à Macenta sera proche des populations, attentive aux équilibres sociaux et respectueuse des autorités morales. En se présentant d’abord devant les gardiens des traditions, il place son action sous le sceau de la légitimité sociale, consciente que la paix et la cohésion ne se décrètent pas, mais se construisent avec les acteurs de terrain.

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Cette rencontre, chaleureuse et empreinte de sagesse, s’inscrit dans une vision d’une justice de proximité, soucieuse de dialoguer avec tous les segments de la société. Les échanges ont porté notamment sur la préservation de la paix, la prévention des conflits intercommunautaires, la lutte contre l’injustice, mais aussi sur la nécessité de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions.

Les sages ont, pour leur part, exprimé leurs attentes : une justice équitable, accessible et impartiale, qui protège les plus vulnérables et sanctionne sans complaisance les fauteurs de troubles.

M. Marwane Baldé a insisté sur le fait que sa nomination n’est pas un privilège personnel, mais une responsabilité collective qui l’engage devant Dieu, devant les hommes et devant l’histoire. Il a remercié les autorités coutumières pour leur accueil et sollicité leurs bénédictions, condition indispensable, selon lui, pour mener à bien sa mission.

Dans un ton empreint de modestie, le Procureur a précisé qu’il se considère avant tout comme un fils du terroir, disposé à écouter les conseils, les critiques et les remarques des sages. Il les a invités à ne pas le considérer à travers son seul titre, mais comme l’un des leurs, qu’il faut guider, conseiller, recadrer si nécessaire.

Les chefs coutumiers, de leur côté, ont salué cette démarche qu’ils ont qualifiée de signe de considération et de respect envers la tradition. Ils ont formulé des prières pour la réussite de sa mission, tout en l’exhortant à faire de la justice un véritable instrument de paix, de prévention des tensions et de protection des droits de chaque citoyen, sans discrimination. Ils ont également insisté sur l’importance de la collaboration permanente entre l’institution judiciaire, les autorités administratives, religieuses et coutumières pour anticiper et désamorcer les conflits latents.

En choisissant de commencer par cette prise de contact avec les forces morales de Macenta, M. Marwane Baldé donne le ton de ce que pourrait être son mandat : une justice enracinée dans les réalités locales, ouverte au dialogue, ferme sur les principes et attentive à la dignité humaine. Cette première démarche, au-delà de son caractère protocolaire, apparaît comme un engagement public à servir avec équité, responsabilité et loyauté envers les populations.

À l’heure où la société guinéenne aspire à plus de transparence, de justice et de stabilité, ce geste symbolique du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Macenta est perçu comme un signal fort. Il laisse entrevoir une collaboration étroite entre les institutions de l’État et les autorités traditionnelles, dans l’intérêt supérieur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble à Macenta.
Lesfaits224.com

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