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Conakry : la Fondation Diaka Camara outille 50 femmes sur les notions d’accès à l’information et aux outils juridiques essentiels

A l’occasion du mois de la Femme, la Fondation Diaka Camara a réaffirmé sa volonté de contribuer à l’émergence d’une société plus équitable, où chaque femme est informée, protégée et pleinement actrice de son autonomisation. A cet effet, elle a organisé une session de formation de les 23 et 24 mars 2026, en partenariat avec l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (AGUIPE-E), à Conakry, en faveur de 50 femmes.

Animée par la magistrate de Joséphine Loly Tinkiano, c’est une formation axée sur le cadre juridique guinéen et l’accès à la justice des femmes, ainsi que la justice sociale, la protection des droits et l’autonomisation des femmes.

Dans sa prise de parole, la présidente de la Fondation Diaka Camara, a affirmé croire fermement que l’autonomisation des femmes ne passe pas seulement par les discours, mais par des actions concrètes.

« Informer une femme, la former, lui donner des outils pour comprendre le cadre juridique, pour reconnaître les injustices, pour savoir vers qui se tourner, c’est déjà commencer à changer son destin. Quand nous avons imaginé cette initiative, je n’ai pas seulement pensé à une formation.
J’ai pensé à des visages. J’ai pensé à des femmes. A celles qui vivent parfois dans le silence. Acelles qui doutent. A celles qui subissent sans savoir qu’elles ont des droits. A celles qui ont longtemps cru que la justice était un lieu lointain, inaccessible, réservé à d’autres. Au fond, tout commence souvent par une information.
Une seule information peut changer une vie.
Une seule prise de conscience peut redonner de la force.
Une seule main tendue peut ouvrir un chemin. Je crois profondément que lorsqu’une femme connaît ses droits, elle se tient autrement. Elle parle autrement. Elle choisit autrement. Elle protège autrement ses enfants, son avenir, sa dignité », a déclaré madame Diaka Camara.

La facilitatrice de ces deux jours de formation, a rappelé que la République de Guinée s’est engagée résolument dans la promotion et la protection des droits des femmes. Cet engagement, selon madame Tinkiano, se manifeste à travers la Constitution qui consacre le principe d’égalité entre tous les citoyens, le code civil, le code pénal et les lois spécifiques, notamment le code de l’enfant, visant à protéger les femmes et jeunes filles contre les violences et les formes de discrimination.

« La ratification d’instruments juridiques internationaux, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Charte africaine des droits de l’homme, et des peuples, le protocole de Maputo relatif aux droits des femmes en Afrique, la Convention relative aux droits de l’enfant. Ces thèses traduisent une volonté affirmée, celle de garantir la dignité, l’égalité et les droits fondamentaux des femmes. Malgré ces avancées normatives, l’accès effectif à la justice demeure un défi majeur », a-t-elle indiqué.

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Par ailleurs, de nombreuses femmes continuent de faire face à des obstacles économiques, des pesanteurs socio-culturels, une insuffisance de connaissance de leurs droits et parfois une crainte légitime de stigmatisation.

« Nous avons organisé cette formation pour sensibiliser et informer les femmes sur leurs droits dans le cadre guinéen. Ce n’est pas seulement une formation, c’est une transformation. Elles doivent transmettre ce qu’elles ont appris aujourd’hui : ce sont des relais. Nous recherchons un effet multiplicateur. Si 50 femmes en forment chacune cinq autres, ce sont au moins 250 vies qui seront impactées. Ce n’est donc pas une action ponctuelle », a dit à son tour, Antigou Chérif, Directeur général de l’AGUIPE-E.

Pour la présidente de la Fondation Diaka Camara, le chemin est encore long, certes, mais aujourd’hui, les bénéficiaires repartent avec quelque chose de précieux : la connaissance.

« Et la connaissance, lorsqu’elle est mise au service de la dignité et de la justice, devient une force extraordinaire. A la Fondation Diaka Camara, nous continuerons à agir.
Nous continuerons à sensibiliser. Nous continuerons à créer des espaces comme celui-ci, où les femmes peuvent apprendre, s’élever et reprendre pleinement leur pouvoir. Parce qu’au-delà des mots, notre ambition est claire : contribuer à bâtir une société plus juste, plus humaine et plus équitable pour toutes les femmes et les filles », a indiqué Madame Diaka Camara.

Hassatou Barry

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