Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du vendredi 7 mars 2025 à Conakry, Maître Dinah Sampil, l’un des avocats de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, a défendu l’innocence de son client. Selon lui, ce dernier n’aurait détourné aucun fonds public de l’État guinéen.
Dans une démonstration pédagogique, l’ancien bâtonnier a contesté la condamnation de M. Fofana par la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (Crief). Il a souligné que cette décision, rendue le 27 février, violerait une règle fondamentale du droit : l’interdiction pour un magistrat de statuer deux fois sur la même affaire.
« Le président Soumah, qui a prononcé cette condamnation, avait déjà siégé lors de l’audience du 13 décembre, où il avait autorisé l’évacuation de M. Fofana vers un centre médical spécialisé. Qu’il revienne ensuite pour condamner la même personne constitue une violation flagrante des principes universels de justice », a déclaré Maître Sampil.
L’ancien Premier ministre, reconnu coupable de « détournement de deniers publics », a été condamné à cinq ans de prison et à une amende de deux milliards de francs guinéens. Son avocat a insisté sur le fait que cette décision était entachée d’irrégularités juridiques, rappelant qu’un juge ne peut pas juger et rejuger une même affaire.
« Dans tous les pays du monde, il est reconnu qu’un magistrat ne peut pas statuer deux fois sur la même question. Cette règle est universelle », a-t-il ajouté.
Ibrahima Kassory Fofana a fait appel de cette décision le mardi 4 mars 2025. Les explications de son avocat, qualifiées d’« édifiantes », soulèvent des questions sur le respect des procédures judiciaires dans cette affaire.
