Le Rassemblement pour une Guinée prospère (RGP) a tenu, ce dimanche 22 mars, un congrès extraordinaire à son siège de Kissosso, en banlieue de Conakry. Objectif : se mettre en conformité avec la loi organique L0/2025/035/CNT du 21 novembre 2025.
À l’issue des travaux, Elhadj Bouna Keita a été reconduit à la tête du parti pour un mandat de cinq ans. Le vote s’est fait à main levée, avec un large soutien des militants, en présence d’un représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Plusieurs figures politiques ont assisté à la rencontre, dont Makalé Camara, Ibrahima Abé Sylla, Abdoulaye Kourouma et Moussa Sano. Tous ont salué la démarche du parti et la reconduction de son président. Initialement candidate, Fatoumata Sayon Mara s’est retirée avant le vote.

Dans sa première réaction, Elhadj Bouna Kéïta a insisté sur le respect des textes encadrant les partis politiques :
« Je suis content. C’était un tournant qu’on ne pouvait pas éviter. Un parti politique, c’est l’État qui l’autorise. Il y a eu une loi votée, un décret signé. Si tu veux exister légalement, il faut respecter les règles. »
Il a également lancé un appel aux autorités pour faciliter l’accès aux documents administratifs pour les militants :
« La date approche. Nous demandons aux préfets, sous-préfets et commissaires d’aider nos militants à obtenir leurs papiers. »
Le président du RGP a par ailleurs affiché ses ambitions pour les prochaines élections :
« Le RGP va participer à toutes les élections. Celles qui arrivent sont des élections de proximité. Il faut aller vers les gens, expliquer notre projet. Sans mairie ni Assemblée, ce sera difficile d’avancer. Donc mobilisons-nous. »
De son côté, le secrétaire général du parti, Naby Laye Youssouf Cissé, a rappelé que ce congrès marque une étape importante dans la vie du RGP.
« Ce n’est pas seulement une reconduction. C’est aussi une réforme interne pour renforcer notre organisation, améliorer notre fonctionnement et affirmer notre engagement pour une gouvernance démocratique. »
Il a précisé que les textes du parti ont été révisés, avec plusieurs priorités : renforcer la démocratie interne, mieux gérer les différends, promouvoir les femmes dans les instances et réorganiser les structures.
Au nom des coordinations régionales, Jonas Loua a assuré que le travail de mise en conformité a été fait sur l’ensemble du territoire.
« De la base au sommet, toutes les structures ont été réorganisées conformément aux recommandations des autorités. »
Il a enfin réaffirmé la mobilisation du parti pour les échéances à venir :
« Nous sommes prêts pour les élections législatives et communales du 24 mai 2026. Les structures sont mobilisées pour accompagner le parti et appliquer les décisions du Congrès. »

Sambégou Diallo, pour Lesfaits224.com