Conakry, le 5 septembre 2026 – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a signé une note de service annonçant la mise à disposition de terrains pour ériger vingt‑quatre nouveaux hôpitaux dans les régions administratives du pays, dans le cadre du Programme national d’extension et de rééquilibrage de la carte hospitalière. La décision, portée par le ministre Dr Remy Lamah, vise à réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment dans les zones rurales.
Le programme, lancé en 2024, prévoit un investissement de 12,3 milliards de francs guinéens, financé à la fois par le budget de l’État et par des partenaires internationaux, dont la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé. Les établissements seront répartis ainsi : six à Conakry, trois à Kindia, quatre à Labé, cinq à Kankan, trois à N’Zérékoré et trois dans les préfectures de Faranah, Mamou et Boké. Chaque site doit être équipé d’une unité de réanimation, d’une salle d’accouchement, de blocs opératoires modernes et d’un service d’imagerie médicale. Les travaux de terrassement sont prévus à commencer au quatrième trimestre 2026, avec une échéance de finition fixée à fin 2029.
Les autorités locales ont accueilli le projet avec enthousiasme. Le gouverneur de la région de Kankan, Mamadou Diakité, a déclaré : « Ces hôpitaux seront le bouclier sanitaire de nos populations, surtout pour les maladies chroniques et les urgences. » Le ministère estime que la nouvelle infrastructure augmentera la capacité hospitalière nationale de 30 % et créera près de 4 000 emplois directs, sans compter les postes indirects dans la chaîne d’approvisionnement. Le Dr Lamah a souligné que la construction s’inscrit dans la stratégie « Santé pour Tous » visant à atteindre les objectifs de l’Agenda 2030. Cependant, l’opposition, représentée par le parti Union pour le Progrès, a critiqué le manque de transparence dans l’attribution des marchés, appelant à un contrôle parlementaire renforcé.
Les prochaines étapes comprennent le lancement d’un appel d’offres international prévu pour le 15 octobre 2026, suivi d’une session parlementaire de validation du budget en décembre. Le gouvernement a annoncé la création d’une commission de suivi multipartite, incluant des représentants de la société civile et des experts en santé publique, afin de garantir le respect des délais et la qualité des équipements. Si les échéances sont tenues, la Guinée devrait voir son indice de couverture médicale passer de 58 % à plus de 80 % d’ici 2030, un bond décisif pour le système de santé national.
