Le Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Aladji Cellou, a rencontré ce jeudi 23 janvier la Directrice générale des impôts (DGI), Fatoumata Foula Diallo, dans le cadre d’une tentative de redressement financier de l’OGP . Endettée à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens en arriérés fiscaux, l’institution cherche à obtenir un moratoire pour alléger sa situation et rétablir sa stabilité financière.
Lors de cette réunion, les discussions ont été portées sur les modalités d’un arrangement permettant à l’OGP, un Établissement public à caractère administratif (EPA), de relancer ses activités tout en respectant ses obligations fiscales.
Tensions fiscales et impacts
D’après nos informations, la DGI a déjà émis une directive à plusieurs entreprises, leur interdisant de verser des redevances à l’OGP tant que ce dernier ne régularise pas sa situation fiscale. Cependant, la DGI a manifesté une certaine ouverture à la demande de moratoire formulée par la nouvelle direction de l’OGP, démontrant une volonté de soutenir son redressement.
Cette situation met en exergue les défis rencontrés par les institutions publiques dans la gestion de leurs obligations fiscales et financières. Elle illustre également l’importance d’une collaboration entre administrations pour accompagner les structures en difficulté.
Il est important de rappeler que, parallèlement, la DGI a accordé un moratoire de deux mois à l’ensemble des contribuables pour régulariser leurs paiements de l’impôt minimum forfaitaire (IMF) 2025. Ce délai, effectif depuis le 22 janvier 2025, témoigne de la volonté des autorités fiscales d’établir une certaine flexibilité pour les entreprises.
