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ÉDUCATION EN GUINÉE : LA POPULATION SALUE LES ACTIONS DU GOUVERNEMENT CONTRE L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE

Les actions engagées par le Gouvernement guinéen, à travers les forces de police, contre les élèves qui se retrouvent dans les rues pendant les heures de cours suscitent des réactions favorables chez certains citoyens. Si cette initiative est perçue comme un moyen de renforcer la discipline scolaire, des voix s’élèvent également pour réclamer davantage de responsabilités de la part des parents et des acteurs du système éducatif.

Une initiative gouvernementale appréciée par les citoyens
La lutte contre l’école buissonnière constitue une préoccupation majeure pour de nombreux citoyens soucieux de l’avenir de la jeunesse guinéenne. Les interventions des forces de police auprès des élèves absents de leurs établissements pendant les heures de cours sont ainsi saluées par une partie de la population.

Pour ces citoyens, cette démarche vise à renforcer la discipline, à encourager l’assiduité scolaire et à rappeler aux élèves l’importance de leur formation pour leur avenir et pour le développement du pays.

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Mamoudou Camara appelle à une responsabilité partagée
Parmi les citoyens favorables à cette initiative figure M. Mamoudou Camara, qui estime que l’implication des autorités est indispensable pour assurer un meilleur encadrement des enfants.

« Je suis tout à fait d’accord avec cette initiative du Gouvernement, car il faut l’implication des autorités dans l’éducation des enfants », affirme-t-il.

Toutefois, il attire également l’attention sur certaines pratiques au sein des établissements scolaires qui, selon lui, peuvent contribuer à l’absentéisme des élèves. Il évoque notamment les cas où des enfants sont renvoyés des salles de classe pendant les heures de cours pour des questions liées au paiement des frais de scolarité ou des cotisations de l’Association des parents et amis de l’école (APAE).

« Au lieu de laisser les enfants suivre normalement les cours, il serait préférable de convoquer leurs parents afin de trouver une solution aux difficultés financières », suggère-t-il.

Pour M. Camara, la lutte contre l’école buissonnière doit donc concerner tous les acteurs de la chaîne éducative, et non uniquement les élèves retrouvés dans les rues.

Mariam Diallo demande également des comptes aux enseignants
De son côté, Mme Mariam Diallo exprime sa satisfaction face à l’intervention des autorités et des forces de police dans la lutte contre l’école buissonnière. Elle considère cette démarche comme une occasion de rappeler aux différents acteurs leurs obligations professionnelles.

« J’apprécie beaucoup cette démarche du Gouvernement et de la police, qui sont en train d’agir pour faire respecter l’éthique et la déontologie de leur métier. Je souhaiterais également que des sanctions soient prises à l’encontre des maîtres, des maîtresses et des professeurs qui manquent à leurs obligations professionnelles », déclare-t-elle.

À travers cette intervention, Mme Diallo souligne la nécessité d’une approche équilibrée, dans laquelle les élèves ne seraient pas les seuls à être tenus responsables des manquements constatés dans le système éducatif.

Son point de vue rejoint ainsi les préoccupations exprimées par d’autres citoyens sur la nécessité de renforcer la discipline et le sens des responsabilités à tous les niveaux de l’école guinéenne.

Parents, enseignants et autorités : une responsabilité collective
Au-delà des interpellations policières, la lutte contre l’école buissonnière nécessite une mobilisation collective. Les parents doivent veiller à la présence régulière de leurs enfants en classe, tandis que les enseignants et les responsables d’établissements sont appelés à respecter leurs obligations professionnelles et à privilégier le dialogue avec les familles.

Les autorités éducatives ont également un rôle essentiel à jouer dans la prévention de l’absentéisme, le contrôle du fonctionnement des établissements et le traitement des situations susceptibles de perturber la scolarité des élèves.

Dans cette perspective, les éventuelles sanctions doivent s’inscrire dans le respect des procédures applicables et des droits de chaque personne concernée.

Préserver l’école pour garantir l’avenir de la jeunesse
Les réactions de M. Mamoudou Camara et de Mme Mariam Diallo mettent en lumière une attente commune : celle d’une école plus disciplinée, plus responsable et davantage tournée vers la réussite des élèves.

Si les mesures contre l’école buissonnière sont appréciées par certains citoyens, leur efficacité dépendra également de la capacité des différents acteurs à assumer pleinement leurs responsabilités.

Car lutter contre l’école buissonnière, ce n’est pas seulement ramener les élèves en classe : c’est aussi veiller à ce qu’ils puissent y rester, apprendre dans de bonnes conditions et construire leur avenir. L’éducation demeure une responsabilité partagée entre l’État, les enseignants, les parents et toute la société guinéenne.
M. N’DIAYE & Fatoumata Diye Touré

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