Conakry, 14 mars 2025 – Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a rendu public ce vendredi le rapport final de l’évaluation des partis politiques. Parmi les conclusions marquantes, 27 partis politiques ont été déclarés dissous, mettant ainsi fin à leur existence légale. Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour rationaliser et assainir le paysage politique guinéen.
Les partis concernés par la dissolution
La liste des partis dissous comprend des formations de différentes tendances politiques, notamment :
- Alliance des Jeunes pour la Patrie (AJEP)
- Alliance pour le Changement et le Progrès (ACP)
- Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG)
- Conférence des Femmes pour la République (CFR)
- Convention Démocratique Panafricaine (CDP)
- Démocrates Guinéens (DG)
- Front Patriotique Guinéen (FPG)
- Front Uni pour le Développement National (FUDN)
- Génération de la Nouvelle Démocratie (GND)
- Guinéens Unis pour la Paix, la Démocratie et le Développement (GUPDD)
- La Guinée D’abord (LGA)
- Mouvement National Populaire (MNP)
- Mouvement Républicain (MR)
- Parti Africain pour le Partage (PAP)
- Parti de l’Unité de la Démocratie et du Développement de la Guinée (PUDDG)
- Parti Démocratique National (PDN)
- Parti National pour la Justice et la Démocratie (PNJD)
- Parti Nouvelle Génération pour le Changement (PNGC)
- Parti pour le Développement et l’Unité (PDU)
- Parti pour le Rassemblement et le Renforcement de la Démocratie en Guinée (PRDG)
- Parti Progressiste de Guinée pour une Afrique Unie et Prospère (PPG-AUP)
- Rassemblement des Démocrates de Guinée (RDG)
- Union des Forces d’Avenir de Guinée (UFAG)
- Union Nationale pour le Renouveau (UNR)
- Union Populaire des Travailleurs (UPT)
- Union pour le Changement de Guinée (UCG)
- Union pour le Progrès National (UPN)
Une évaluation pour renforcer la transparence
Cette évaluation, menée par la Direction Nationale des Affaires Politiques et de l’Administration Électorale, visait à garantir que les partis politiques respectent les normes légales et réglementaires en vigueur. Les critères incluaient notamment la régularité des déclarations financières, la représentativité territoriale et le respect des procédures administratives.
Les partis dissous n’ont pas réussi à répondre à ces exigences, ce qui a conduit à leur dissolution. Cette décision marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de rationaliser le paysage politique et de renforcer la crédibilité des institutions démocratiques.
Réactions et perspectives
La dissolution de ces 27 partis politiques suscite des réactions mitigées. Si certains saluent cette décision comme une avancée vers une meilleure gouvernance politique, d’autres dénoncent une possible restriction de la pluralité politique.
Cependant, le gouvernement insiste sur la nécessité de cette mesure pour assurer un espace politique plus transparent et plus efficace. Les partis restants, notamment ceux ayant reçu un certificat d’aptitude, sont encouragés à poursuivre leurs activités dans le respect des normes établies.
Un paysage politique en mutation
Cette évaluation et les décisions qui en découlent s’inscrivent dans un contexte plus large de réformes visant à moderniser et à structurer le système politique guinéen. En dissolvant les partis non conformes, le gouvernement entend créer un environnement politique plus sain, où les formations politiques jouent pleinement leur rôle dans le respect des règles démocratiques.
