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Frappes américaines au Yémen : plusieurs dirigeants houthis tués, l’Iran mis en garde

la marine américaine montre un avion

Des frappes ciblées et meurtrières

Les frappes américaines au Yémen, menées samedi 15 mars, ont tué « plusieurs dirigeants houthis clés », a affirmé dimanche 16 mars la Maison Blanche. Le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz a confirmé sur ABC que les raids avaient visé et « éliminé » des responsables du groupe rebelle. Sur Fox News, il a ajouté que les États-Unis avaient déployé une « force écrasante » et lancé un avertissement à l’Iran, soutien des Houthis : « Trop, c’est trop ». Waltz a également souligné que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.

Un bilan humain lourd

Les frappes ont touché plusieurs bastions des Houthis, dont la capitale Sanaa, faisant au moins 31 morts, y compris des enfants, selon un bilan communiqué par les rebelles dimanche. Le président américain Donald Trump, annonçant les raids, a promis « l’enfer » aux « terroristes houthis » après leurs menaces contre le commerce maritime et Israël. Il a également sommé l’Iran de cesser son soutien aux rebelles.

Contexte régional : solidarité avec Gaza

Les Houthis ont intensifié leurs actions après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. En « solidarité avec les Palestiniens », ils ont mené des attaques aux missiles contre Israël et des navires accusés de liens avec l’État hébreu. Ces attaques avaient cessé avec l’entrée en vigueur d’une trêve à Gaza le 19 janvier, mais les Houthis ont annoncé le 11 mars leur intention de les reprendre après le refus d’Israël de permettre l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.

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Une campagne « implacable » pour la liberté de navigation

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que les opérations américaines cesseraient si les Houthis arrêtaient leurs attaques. « Cette campagne concerne la liberté de navigation et le rétablissement de la dissuasion », a-t-il expliqué sur Fox Business. « À la minute où les Houthis diront “nous cesserons de tirer sur vos navires, nous cesserons de tirer sur vos drones”, cette campagne prendra fin. Mais d’ici là, elle sera implacable. »

Perturbations du commerce mondial

Les attaques des Houthis ont perturbé le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, une zone cruciale pour le commerce mondial. En réponse, les États-Unis ont mis en place une coalition navale multinationale et mené des frappes contre des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l’aide du Royaume-Uni.

Tensions diplomatiques avec l’Iran et la Russie

L’Iran a condamné les frappes américaines, les qualifiant de « barbares », et a rejeté les injonctions de Washington. Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que les États-Unis n’avaient « aucun droit de dicter » la politique étrangère de l’Iran. Par ailleurs, lors d’un échange téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a insisté sur le fait que les attaques houthies contre les navires américains « ne seraient pas tolérées ». Lavrov, dont le pays est proche de l’Iran, a appelé toutes les parties à s’abstenir de recourir à la force au Yémen.

Un conflit qui s’enlise

Selon le Pentagone, les Houthis ont « attaqué des navires de guerre américains 174 fois et des navires commerciaux 145 fois depuis 2023 ». Ces chiffres illustrent l’intensité des tensions dans la région et la complexité d’un conflit qui implique des acteurs locaux et internationaux.

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