Une erreur aux conséquences lourdes
La Maison Blanche a reconnu ce lundi 24 mars une fuite de données ultra-sensible : un journaliste américain a eu accès, par inadvertance, à des plans militaires classés top secret. Cette faille, qualifiée de l’une des plus graves de l’histoire récente des États-Unis, a été révélée par The Atlantic, dont le rédacteur en chef Jeffrey Goldberg a publié un article retentissant : « Le gouvernement Trump m’a envoyé par erreur ses plans de guerre ».
Des détails opérationnels divulgués
Selon Goldberg, il a reçu, deux heures avant les frappes américaines du 15 mars contre les Houthis au Yémen, un message contenant le plan d’attaque détaillé – armes, cibles et horaires – via l’application cryptée Signal. Le journaliste explique avoir été ajouté, le 11 mars, à un groupe de discussion rassemblant d’éminentes figures du gouvernement : le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio.
Des doutes initialement ignorés
« Pendant plusieurs jours, j’ai vu défiler ces messages sans y croire », confie Goldberg, stupéfait que la NSC (National Security Council) ait pu commettre une telle imprudence. La Maison Blanche a confirmé l’authenticité des échanges, tout en ouvrant une enquête pour comprendre comment un numéro externe a pu intégrer ce canal confidentiel.
Tempête politique à Washington
L’affaire a provoqué une onde de choc au Congrès. La sénatrice Elizabeth Warren a fustigé une « négligence illégale et dangereuse », tandis que Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, a exigé une enquête complète, qualifiant l’incident de « débâcle sans précédent ». Certains élus, comme Robert Garcia, ont même ironisé : « Ces idiots vont nous faire tous tuer ».
La réponse de l’exécutif
La présidence a minimisé la portée de la fuite, saluant « la coordination réfléchie » de son équipe et dénonçant une « diversion politique ». Les frappes du 15 mars, présentées comme un succès par Donald Trump, visaient à sécuriser la mer Rouge, théâtre d’attaques répétées des Houthis – soutenus, selon Washington, par l’Iran.
Une enquête réclamée
Alors que les rebelles yéménites annoncent 53 morts et 98 blessés, la pression monte pour clarifier les circonstances de cette fuite. Une question demeure : comment un média critique a-t-il pu accéder à des secrets d’État ?
