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Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embalo candidat à sa réélection après une tournée européenne

Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, est revenu dans son pays ce lundi 3 mars après une tournée européenne qui l’a mené à Moscou et Paris. Dès son arrivée, il a annoncé sa candidature pour un second mandat à l’élection présidentielle prévue le 30 novembre 2025. Il a également assumé le départ précipité d’une délégation de la Cédéao, venue à Bissau pour tenter d’apaiser les tensions politiques.

Une candidature annoncée sans détour

À peine sorti de l’avion, Umaro Sissoco Embalo a déclaré qu’il se présenterait à la présidentielle et qu’il comptait remporter la victoire dès le premier tour. « Je suis candidat à ma propre succession », a-t-il affirmé, exprimant sa confiance envers les électeurs bissau-guinéens.

Le départ controversé de la délégation de la Cédéao

Le président a également justifié le départ précipité de la délégation de la Cédéao, qui avait été envoyée pour observer la situation politique et faciliter un dialogue entre les parties. Selon Embalo, la délégation a outrepassé son mandat en dialoguant avec l’opposition, notamment les coalitions PAI-Terra Ranka et API Cabas Garandi. « Ils n’ont pas respecté la feuille de route. Ici, ce n’est pas une république bananière. Il y a un président, il y a une loi, il y a une Constitution. Et la Cour suprême, on ne se badine pas avec ça », a-t-il déclaré.

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Sous la menace d’une expulsion, la délégation a préféré quitter Bissau à l’aube du samedi 1ᵉʳ mars. Une déclaration finale de la Cédéao est attendue, notamment sur sa feuille de route pour les législatives et la présidentielle.

Un contexte politique tendu

Depuis la dissolution du Parlement en décembre 2023, la Guinée-Bissau traverse une crise politique. L’opposition considère désormais Umaro Sissoco Embalo comme illégitime, estimant que son mandat a expiré fin février. Cette situation a exacerbé les tensions, rendant le dialogue entre les parties encore plus difficile.

Une élection sous haute tension

Alors que le président Embalo se prépare à briguer un second mandat, le pays reste divisé. La communauté internationale, notamment la Cédéao, suit de près l’évolution de la situation, espérant une résolution pacifique des tensions avant les élections de novembre.

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