Une réforme pour encadrer le secteur des télécommunications
Le gouvernement guinéen, via le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, a annoncé l’entrée en vigueur d’un arrêté conjoint (AC/2024/141/MPTEN/MEF/SGG) relatif aux droits et redevances liés à la fourniture des produits et services de télécommunications. Bien que l’annonce ait été faite ce mercredi 19 mars 2025, la mesure est appliquée depuis le 1er janvier 2025.
Les principaux changements
Cet arrêté introduit plusieurs modifications dans les redevances applicables aux opérateurs de télécommunications :
- Réduction de la redevance OFF-NET (appels entre réseaux différents) à 10 GNF, afin de favoriser l’augmentation du trafic inter-réseaux.
- Redevance ON-NET (appels au sein du même réseau) fixée à 15 GNF, contre 20 GNF auparavant (suspendue en 2022).
- Redevance de gestion des autorisations : désormais fixée à 0,50 % du chiffre d’affaires pour les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI).
- Redevance de gestion des licences : passée de 0,25 % à 0,75 % pour les opérateurs de téléphonie et d’infrastructures.
Pas d’augmentation des tarifs pour les consommateurs
Le ministère a tenu à rassurer les usagers : les tarifs des appels téléphoniques restent inchangés. Les nouvelles redevances concernent uniquement les opérateurs et n’ont pas d’impact sur les factures des consommateurs. L’objectif est de renforcer la contribution du secteur des télécommunications aux recettes de l’État, tout en garantissant un développement équilibré du secteur.
Objectifs de la réforme
Selon Rose Pola Pricémou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, cette mesure vise à :
- Encadrer les contributions des opérateurs tout en préservant les intérêts des consommateurs.
- Augmenter les recettes publiques pour financer des projets de développement.
- Garantir l’accessibilité financière des services de télécommunications pour tous les Guinéens.
Cette réforme marque une étape importante dans la modernisation du secteur des télécommunications en Guinée, en cherchant à équilibrer les intérêts des opérateurs, des consommateurs et de l’État. Les prochains mois permettront d’évaluer son impact sur le développement du secteur et sur les finances publiques.
