L’ancien Directeur de la Communication et de l’Information de la Présidence de la République, Moussa Condé, a été placé sous mandat de dépôt dans la soirée du vendredi 3 avril 2026 par le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Kaloum selon le journal Le Punch. Il avait reconnu avoir mangé l’argent de ses collaborateurs, tenté de marabouter le président de la République pour s’attirer ses faveurs, soustrait des informations sur le président pour les balancer à des influenceurs, etc. toutes choses qu’on peut assimiler à de la haute trahison. Voici les aveux qu’il a posté sur les réseaux sociaux après son limogeage.
« Bonjour à tous, c’est M. Kondé Moussa, ancien directeur de la communication et de l’information de la présidence. Je viens de faire cette vidéo aujourd’hui pour vous informer sur les causes qui ont conduit à mon limogeage que vous avez suivi à la télé. Je vois beaucoup de personnes faire des spéculations, mais aujourd’hui, il faut que je donne ma part de vérité, clairement, qui ont conduit à cela.
La première des choses, c’est quoi ? En tant que directeur, moi, de la communication, j’essayais quand même de soutirer des informations confidentielles au niveau de la présidence pour les divulguer à certains blogueurs, chose qui n’est pas digne d’un directeur de la communication.
Et aussi, j’étais en contact permanent avec certains membres du gouvernement de l’ancien régime, chose qui n’est pas normale aussi, étant donné que je suis en train de gérer la communication d’une grande institution comme la présidence. Par ailleurs, l’aspect qui a réveillé les soupçons est que j’ai eu un échange téléphonique un soir avec un des gardes du corps du président qui s’appelle Condébili.
Il m’a appelé un matin, un soir, pour me demander un peu d’argent. Donc, je lui ai fait un dépôt de, je crois, 500 000 sur Orange Money, comme ça. Et après, on a échangé, je lui ai dit « Ah, mon frère, il faut écouter, ouvre bien grand tes oreilles là-bas.
S’il y a des informations sensibles autour du patron, sur moi, il faut m’informer, quoi. » D’accord. Donc, ça, l’appel a été intercepté.
C’est là que les trucs ont commencé. Quand l’appel a été intercepté, c’est là-bas que j’ai été convoqué. Et de contrôle en contrôle, dans mon téléphone, il s’avère qu’on est tombé sur des communications que je tenais avec certains marabouts pour me permettre d’avoir des positions auprès du président plus importantes.
Et ces marabouts ont fait du travail pour moi, des médicaments auxquels je devais me laver avec. Comme vous le savez, tout ce que les marabouts aiment faire, c’est des trucs qui ne sont pas assez dignes avec le nom du président. Et par ailleurs, l’autre côté aussi, c’était les fréquentations que je recevais au bureau de certaines filles.
Et je ne me retenais pas de faire du bordel avec elles. C’est ça la vérité, parce que c’est le mot, il faut le dire, pour cela. Et aussi, le gros aspect aussi qui a créé, c’est la frustration au sein des équipes que je conduisais au sein de la DCI, auxquelles je ne remettais pas forcément leurs primes.
Vous voyez, quand tous ces aspects sont réunis, et que le chef de l’état a ça, il doit taper sur la table. Et c’est ce qu’il a fait pour me limoger. Je vois des gens spéculer de gauche à droite, je vois tout, mais il était important que je donne aussi ma version de fait, pour que ce soit clair pour tous, que ce limosage là que je le mérite et que je l’assume, c’est moi le responsable.
Donc, en tant que directeur, ce n’était pas normal, ce n’était pas digne de moi. Donc, je pense que c’est moi le côté, et c’est moi qui ai tort. Donc, tout ce qui arrive là, c’est moi qui l’assume. Merci à vous.»
