Site icon Les faits 224

La Colombie cède face aux pressions de Trump sur la question des migrants

Les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Colombie ont atteint un sommet ce dimanche 26 janvier, lorsque la Maison-Blanche a levé les sanctions imposées quelques heures plus tôt à la Colombie. Cette décision fait suite à un différend lié au refus du président colombien Gustavo Petro d’accepter l’atterrissage de deux avions militaires américains transportant des migrants expulsés des États-Unis. Le président Trump avait exprimé son mécontentement face à ce rejet, estimant qu’il compromettait la sécurité nationale des États-Unis.

Dans un communiqué, la Maison-Blanche a précisé que le gouvernement colombien avait accepté les conditions exigées par Donald Trump, y compris l’acceptation inconditionnelle des étrangers illégaux expulsés des États-Unis, notamment à bord des avions militaires américains. La porte-parole Karoline Leavitt a averti que les sanctions, bien que suspendues, seraient réactivées si la Colombie ne respectait pas l’accord.

Cette situation est née d’une escalade de tensions entre les deux pays, Washington ayant réagi vivement à la décision de Bogota de refuser d’accueillir des migrants expulsés. Le président colombien, Gustavo Petro, a défendu sa position en affirmant que les migrants ne sont pas des criminels et doivent être renvoyés dignement dans leur pays d’origine, et non transportés dans des avions militaires. De son côté, Donald Trump a jugé que cette décision mettait en péril la sécurité nationale des États-Unis.

Publicité disponible

Les représailles de Washington ont été immédiates : le président Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 25 % sur tous les produits colombiens entrants aux États-Unis, menaçant même de porter ce taux à 50 % dans la semaine à venir, malgré l’accord de libre-échange entre les deux pays. En plus, il a ordonné la révocation des visas de tous les membres du gouvernement Petro et de leurs partisans. En réponse, Gustavo Petro a annoncé des mesures de rétorsion, y compris un droit de douane de 25 % sur tous les produits en provenance des États-Unis. Cette annonce a provoqué une vague de mécontentement au sein de l’opposition et des acteurs économiques en Colombie, bien que les ministres n’étaient pas commentés correctement. La menace sur la délivrance des visas demeure en place, sauf si les expulsions colombiennes se déroulent avec succès, selon Karoline Leavitt.

La Colombie, qui réalise un tiers de son commerce avec les États-Unis, a finalement cédé, permettant ainsi la levée des sanctions. Toutefois, la question reste de savoir si le pays pourra tenir tête à la puissance économique américaine sans risquer des répercussions économiques majeures.

Quitter la version mobile