Espace publicitaire disponible
Nous-Suivre

Tenez-vous au courant des nouvelles les plus importantes

En appuyant sur le bouton S'abonner, vous confirmez que vous avez lu et accepté notre politique de confidentialité and Conditions d'utilisation

L’ancien président philippin Rodrigo Duterte remis à la CPI pour crimes contre l’humanité

La Haye, 12 mars 2025 – L’ancien président philippin Rodrigo Duterte a été remis ce mercredi à la Cour pénale internationale (CPI), après son interpellation la veille à Manille. Âgé de 79 ans, Duterte est visé par une enquête de la CPI depuis 2016 pour des crimes contre l’humanité présumés, liés à sa violente campagne antidrogue menée durant sa présidence.

Une arrestation historique

Dans un communiqué, la CPI a confirmé la remise de Rodrigo Duterte, né le 28 mars 1945, à la Cour basée à La Haye. « Aujourd’hui, le 12 mars 2025, M. Rodrigo Roa Duterte a été remis à la Cour pénale internationale », a indiqué l’institution. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis par la CPI, qui soupçonne l’ancien dirigeant d’avoir orchestré des exécutions extrajudiciaires massives dans le cadre de sa guerre contre la drogue.

Selon les organisations de défense des droits humains, des dizaines de milliers de personnes, majoritairement issues de milieux défavorisés, ont été tuées par des policiers et des groupes d’autodéfense entre 2016 et 2022, souvent sans preuve de leur implication dans le trafic de drogue.

Publicité disponible

Réactions contrastées

Le procureur général de la CPI, Karim Khan, a salué cette arrestation comme une « étape importante pour les victimes ». « Cela signifie beaucoup pour elles », a-t-il déclaré dans un communiqué.

De son côté, Rodrigo Duterte a réagi dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, affirmant assumer ses responsabilités. « Je suis celui qui a dirigé les forces de l’ordre et l’armée. J’ai dit que je vous protégerai, et j’assume mes responsabilités », a-t-il déclaré, alors qu’il arrivait à La Haye.

Une famille en colère

La fille cadette de Duterte, Veronica, a accusé le gouvernement philippin d’« enlèvement » et a déposé une requête auprès de la Cour suprême pour exiger le rapatriement de son père. Ses avocats, dont Salvador Paolo Panelo Jr., ont contesté la compétence de la CPI, arguant que le système judiciaire philippin « fonctionne correctement ». « La CPI ne peut exercer sa compétence que si le système juridique national d’un pays ne fonctionne pas », a-t-il déclaré devant des journalistes.

Cependant, Claire Castro, attachée de presse de la présidence philippine, a défendu la coopération avec Interpol, soulignant que cette affaire concerne « un citoyen philippin accusé de crimes contre l’humanité, et plus précisément de meurtres ».

Un procès sous haute tension

Cette arrestation marque un tournant dans l’affaire Duterte, qui pourrait devenir l’un des procès les plus médiatisés de la CPI. Alors que les victimes et leurs familles espèrent enfin obtenir justice, les partisans de l’ancien président dénoncent une ingérence internationale et une atteinte à la souveraineté philippine.

L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures, non seulement pour les Philippines, mais aussi pour la crédibilité de la CPI dans son combat contre l’impunité des crimes internationaux.

Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tenez-vous au courant des nouvelles les plus importantes

En appuyant sur le bouton S'abonner, vous confirmez que vous avez lu et accepté notre politique de confidentialité and Conditions d'utilisation
Publicité disponible