Vatican, 7 mai 2025 – Alors que le Conclave s’ouvre ce mercredi pour élire le successeur du pape François, l’une des premières décisions du nouvel élu sera le choix de son nom de règne. Bien plus qu’une simple formalité, cette tradition vieille de près de 1500 ans revêt une importance capitale pour comprendre les orientations du futur pontificat.
Un rituel immuable
Dès son élection, le nouveau pape est confronté à la question cruciale : « De quel nom voulez-vous être appelé ? » Cette décision, annoncée au monde entier lors du célèbre « Habemus Papam » depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, marque le véritable commencement de son ministère pétrinien.
Origines historiques
La tradition remonte à 533 avec le pape Jean II, premier à renoncer à son nom de naissance (Mercurius) jugé trop païen. Depuis lors, seuls deux papes ont conservé leur nom d’origine :
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Adrien VI en 1522
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Marcel II en 1555
Pierre Campanora (Jean XIV) instaura en 983 la coutume d’éviter le nom de Pierre par respect pour le premier apôtre, tradition respectée par tous ses successeurs.
Symbolique et messages
Le choix du nom papal n’est jamais anodin :
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Jean-Paul Ier (1978) rendait hommage à ses deux prédécesseurs
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Benoît XVI (2005-2013) se référait au pape de la Grande Guerre et au saint patron de l’Europe
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François (2013-2025) marquait une rupture en honorant le poverello d’Assise
Les noms les plus fréquents dans l’histoire révèlent des tendances :
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Jean (23 fois)
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Grégoire et Benoît (16)
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Clément (14)
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Léon et Innocent (13)
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Pie (12)
Un choix prophétique ?
Alors que les cardinaux entrent en Conclave, les spécialistes s’interrogent : quel nom choisira le successeur de François ? Un retour à la tradition ou une nouvelle surprise ? Ce premier geste pourrait bien révéler l’orientation d’un pontificat qui s’annonce crucial pour l’Église du XXIe siècle.
Quel nom aimeriez-vous voir choisi par le nouveau pape ? Pensez-vous que cette tradition garde toute sa signification aujourd’hui ? Partagez votre avis en commentaire !
