L’Office guinéen de publicité (OGP) a été secoué ces derniers jours par une série d’accusations fantaisistes lancées par un certain Oumar Camara, qui prétend parler « au nom des travailleurs ».
Une imposture rapidement démasquée : l’intéressé ne travaille plus à l’OGP, n’a aucune légitimité syndicale et n’est mandaté par personne – sauf, peut-être, par son propre besoin d’exister.
Jeudi 11 décembre 2025, le Syndicat des travailleurs de l’OGP, réuni au complet, a sèchement balayé ces allégations. Un démenti sans appel, étayé de faits, de chiffres et d’une mise au point salutaire qui a eu l’effet d’une douche glaciale sur les fabricants de rumeurs.
Une fiction de 17 milliards GNF : le mensonge qui s’effondre
Le groupe animé par Oumar Camara accuse la direction actuelle de n’avoir pas exécuté une prétendue « décision présidentielle » leur accordant une enveloppe de 17 milliards GNF et une intégration à la fonction publique.
Le Syndicat a tranché :
– Aucune subvention de 17 milliards n’a été reçue par l’OGP.
– Aucune instruction officielle ne mentionne une prise en charge ou une intégration automatique.
– Les contrats dont se réclame ce groupe étaient des contrats de prise en charge d’un an, non renouvelables, relevant du ministère de la Fonction publique – et non de l’OGP.
Les faits sont têtus.
La désinformation, elle, ne résiste pas longtemps.
Aucun licenciement, aucune réduction de salaire : la rumeur déjouée
Autre accusation : la nouvelle direction aurait procédé à des licenciements, réduit des salaires et recruté pour remplacer des agents “mis à l’écart”.
Là encore, la réalité contredit la fiction :
– Zéro licenciement en 2025.
– Zéro réduction de salaire.
– Tous les travailleurs – agents, anciens, nouveaux, stagiaires – ont été payés régulièrement.
– Plusieurs stagiaires ont même bénéficié de promotions et de formations, preuve que le climat social n’a rien de la scène de carton peinte par les fauteurs de trouble.
Les six agences régionales et la direction générale ont confirmé : aucun employé ne s’est plaint d’un retard de salaire, d’un traitement inégal ou d’une mise à l’écart.
Un rappel historique qui fait mal : l’héritage Mandian Sidibé
Le Syndicat a rappelé un élément essentiel : sous l’ancien directeur Mandian Sidibé – aujourd’hui incarcéré pour détournement de 78 milliards de FG – plus de 200 agents avaient été recrutés en un an, un chiffre inédit et disproportionné pour une institution créée en 1986 et gérée auparavant par seulement sept directeurs.
Résultat : un effectif hypertrophié, des contrats irréguliers, une masse salariale impossible à absorber, et des engagements que l’OGP continue aujourd’hui de tenter d’honorer pour éviter d’ajouter la crise sociale à l’héritage financier déjà explosif.
Oumar Camara, “porte-cloche” autoproclamé : le Syndicat se fâche
Le Syndicat ne mâche pas ses mots.
L’homme qui se fait appeler “porte-parole des travailleurs” n’est, en réalité, qu’un ancien employé, sorti des effectifs depuis longtemps et revenu par la petite porte numérique pour régler on ne sait quel compte.
Son rôle improvisé de “porte-cloche” n’a convaincu personne.
Le Syndicat a annoncé le dépôt d’une plainte officielle contre lui pour diffamation, usurpation de titre, propagation de fausses informations et tentative de manipulation de l’opinion.
Les travailleurs soudés : unité contre la manipulation
Le message du personnel est clair : personne ne parle au nom des travailleurs en dehors du Syndicat dûment constitué.
Au terme du point de presse, l’ensemble des agents présents – anciens, nouveaux, stagiaires, titulaires – ont rappelé :
– leur confiance dans la Direction générale,
– leur refus d’être utilisés comme carburant social,
– leur engagement à défendre l’OGP contre les fabrications nuisibles d’individus déconnectés de la réalité du terrain.
Derrière le bruit, une direction qui travaille
Au-delà du tumulte, l’OGP avance.
Les salaires sont réguliers, les activités fonctionnent, la restructuration est en cours, les agences tournent, et les réformes internes suivent leur cadence.
Pendant que certains fabriquent des incendies imaginaires, la nouvelle Direction – elle – éteint les vrais feux, redresse les comptes, rétablit l’ordre administratif et reconstruit la crédibilité d’un Office abîmé.
Aladji Cellou Camara, le calme qui déjoue la calomnie
Il n’était pas dans la salle, mais son empreinte, elle, était partout.
Dans les chiffres.
Dans les faits.
Dans la sérénité du personnel.
Dans l’unité du Syndicat.
Sous la direction d’Aladji Cellou Camara, l’OGP a retrouvé ce que tant d’années de dérives avaient balayé : la rigueur, l’apaisement, le droit, le sens de l’État.
Et c’est peut-être cela, au fond, qui dérange le plus ceux qui rêvaient d’un OGP chaotique : un Directeur général qui ne répond pas au bruit, qui ne cède pas à l’intimidation, qui ne triche pas avec les chiffres, mais qui avance – méthodiquement – là où d’autres s’égarent dans les affabulations.
À l’OGP, le temps des illusions est terminé. Celui de la vérité, visiblement, ne fait que commencer.
Par Sambégou Diallo, pour lesfaits224.com
