Selon une enquête publiée par Jeune Afrique cette semaine, la Guinée a officiellement dépassé le Sénégal dans le classement des économies francophones d’Afrique. Cette performance serait le fruit du rebasage de notre Produit Intérieur Brut (PIB), un exercice statistique qui a permis de réévaluer la richesse nationale.
En juin dernier, Conakry a achevé un processus lancé en 2017 avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), sous la conduite de l’économiste Carlos Lopes. Résultat : en adoptant le Système de Comptabilité Nationale 2008 (SCN 2008), la Guinée a vu la taille de son économie gonfler de 51,2 % en quelques heures.
Grâce à cette mise à jour, la Guinée coiffe Dakar au poteau et s’installe désormais comme la 2ème économie francophone du continent, derrière la Côte d’Ivoire. Cette progression intervient avant même l’entrée en production du gigantesque projet minier du Simandou, qui devrait encore renforcer la position économique de Conakry dans les années à venir.
Toujours selon Jeune Afrique, ce saut reflète à la fois le poids croissant du secteur minier, l’importance des investissements dans les infrastructures et la nécessité d’actualiser des bases statistiques devenues obsolètes.
Un tournant qui pourrait avoir des conséquences majeures sur l’attractivité de la Guinée auprès des investisseurs étrangers et dans la rivalité économique son voisin du nord.
Au cours de la même semaine, l’agence de notation Standard & Poor’s a attribué la note inaugurale B+ à la Guinée, ce qui dénote une certaine stabilité économique malgré la présence de certains risques. De nos jours, le Sénégal est moins bien noté que la Guinée par Standard & Poor’s. S&P attribue la note B- au Sénégal depuis l’arrivée du duo Faye-Sonko. Là également, la Téranga ne peut pas soutenir la comparaison face à la Guinée.
Focus infos économie
