La Guinée connaît une actualité politiquement chargée en ce moment, avec des événements qui font les gros titres. Récemment, la libération de Badra Koné, acteur politique municipal, a fait l’actualité. Ce dernier, détenu pendant toute la campagne électorale et le double scrutin, a enfin recouvré sa liberté. Cette libération intervient après une période tumultueuse dans la commune. Badra Koné, qui était considéré comme le candidat favori à la mairie de Matam, avait réussi à rassembler autour de lui une grande partie de la population de la commune.
L’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Badra Cheick Koné, a quitté la maison centrale de Coronthie ce jeudi 11 juin 2026.
Arrêtés puis placés sous mandat de dépôt au début du mois d’avril, Badra Koné, Abass Keïta, Diarra Moustapha Sanoh, Zahraa Makdisi, Mohamed Lamine Doumbouya, Fodé Fatoumata Camara, Said Elmi Kelhiye, ainsi que les sociétés B&B BTP SARL, SOCOBA SARL et FANKOU Construction, sont poursuivis devant la CRIEF dans une affaire liée à des marchés publics. Leur procès avait été ouvert le 29 avril.
Selon l’accusation, les prévenus sont poursuivis pour des faits portant notamment sur un montant estimé à 240 milliards de francs guinéens, avec des soupçons de réception d’avantages indus, d’altération de documents, de manœuvres frauduleuses et de favoritisme présumé au profit de la société B&B BTP SARL dans l’attribution de marchés.
Un détenu devenu tête de liste victorieuse
Alors qu’il était en détention, Badra Koné s’est présenté aux élections locales du 31 mai 2026 en qualité de tête de liste du mouvement Génération pour la Modernité (GMD) dans la commune de Matam. Selon les résultats provisoires publiés par la Direction générale des élections, la liste qu’il conduisait est arrivée en tête.
La libération de Badra Koné s’est déroulée vers 16 heures, marquant ainsi la fin d’une période de détention qui avait suscité beaucoup de débats et de réactions dans le pays.
