Le gouvernement guinéen a réitéré son attachement à la liberté d’expression, affirmant qu’il ne remettra pas en cause ce droit fondamental. Cette déclaration du ministre Ousmane Gaoual Diallo intervient près d’un an après la fermeture controversée de plusieurs médias, une décision qui avait plongé des dizaines d’employés dans la précarité.
Le Conseil National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) et le gouvernement sont régulièrement accusés de museler les médias critiques, une critique qui persiste malgré les assurances officielles. Intervenant lors d’une conférence de presse ce vendredi 21 mars 2025, Ousmane Gaoual Diallo a tenu à clarifier la position de l’État :
« On ne pourrait remettre en cause la liberté d’expression, même si elle n’est jamais parfaite nulle part. Parce qu’elle tient compte du contexte, des situations des pays. Mais celle-ci est en progression depuis des années dans notre pays. Cette liberté ne saurait être mise en cause ni par notre gouvernement, ni par personne (…) », a-t-il déclaré.
Ces propos visent à apaiser les tensions et à rassurer les acteurs de la société civile, mais ils contrastent avec les réalités sur le terrain. La fermeture des médias et les accusations de restrictions des libertés publiques continuent de susciter des interrogations sur la volonté réelle du gouvernement de garantir un espace médiatique libre et indépendant.