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Lutte contre les pratiques médicales illégales : 66 structures sanitaires non conformes à Conakry

Le comité technique national de lutte contre les pratiques médicales illégales, le trafic de médicaments et la contrefaçon de produits de santé a tenu une conférence de presse ce samedi 2 mars 2025 à Kaloum. L’objectif était de présenter un état des lieux des inspections menées dans le cadre des efforts d’assainissement du secteur sanitaire initiés par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD).

Des résultats alarmants

Entre décembre 2024 et février 2025, 130 structures sanitaires privées de Conakry ont été inspectées. Les résultats, dévoilés par le Dr Aly Badara Camara, président du comité et inspecteur général de la Santé, sont sans équivoque : 64 établissements respectent les normes en vigueur, tandis que 66 présentent des irrégularités. Parmi ces derniers, trois structures font l’objet de sanctions pénales pour « pratiques illégales ».

« Dans ces trois cas, nous avons identifié des actes graves : des professionnels non qualifiés pratiquant des soins, des médecins cumulant illégalement activité médicale et vente de médicaments, ou encore des interventions chirurgicales réalisées par des personnes non habilitées », a expliqué Dr Camara. Ces établissements ont été immédiatement signalés à la gendarmerie et au parquet, marquant une tolérance zéro face à ces manquements.

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Des mesures correctives pour les autres

Pour les 63 autres établissements non conformes, des mesures correctives ont été exigées. Parmi les améliorations demandées figure l’installation de faïences dans des blocs opératoires mal aménagés, le respect des cloisonnements réglementaires et la limitation des activités autorisées. « L’objectif n’est pas de fermer pour punir, mais de contraindre à se mettre en règle tout en permettant aux structures de poursuivre leurs activités une fois les corrections apportées », a précisé l’inspecteur.

Une lutte qui s’étend à tout le pays

Le comité prévoit désormais d’étendre ses opérations à l’ensemble du territoire national. « Nous préparons un déploiement de ces inspections dans les régions et préfectures, en veillant à éviter tout abus ou excès dans la mise en œuvre », a annoncé Dr Camara. Cette démarche vise à uniformiser les standards sanitaires et à protéger les patients guinéens contre les risques liés à des pratiques non réglementées.

Un message clair : tolérance zéro

« Quiconque exerce illégalement la médecine en Guinée s’expose à des peines d’emprisonnement. Il n’y a pas de compromis possible », a insisté Dr Camara. Cette fermeté reflète la détermination des autorités à assainir le secteur de la santé et à garantir la sécurité des patients.

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