Il y a des visages qui incarnent bien plus qu’un sport. Celui de Mariana Esteves, 29 ans, rayonne comme une promesse faite à la Guinée : celle de voir flotter un jour son drapeau au sommet d’un podium olympique.
De Port-Louis à Conakry, son nom résonne déjà comme celui d’une championne. En décrochant l’or continental dans la catégorie des moins de 57 kg et en recevant le Nimba d’or féminin spécial, Mariana est entrée dans le cercle restreint des figures sportives qui inspirent une nation entière. Mais au-delà des médailles, c’est son parcours, fait de persévérance et de rêves assumés, qui la place aujourd’hui en véritable icône.
« La dernière fois que je suis venue, tout le monde m’appelait championne, alors qu’à ce moment-là je n’avais encore rien gagné », confie-t-elle avec un sourire humble. Depuis, ses trophées parlent pour elle : dix médailles, dont trois titres africains et un Grand Prix international. Mais pour Mariana, chaque victoire n’est qu’une étape vers un horizon plus vaste.
Car au bout du chemin, il y a Los Angeles 2028. Un rendez-vous qu’elle prépare déjà, avec une phrase simple et audacieuse comme mantra : « Battre toutes les filles de ma catégorie. » Inspirée par sa préparatrice, une légende du judo africain, elle s’est jurée d’aller plus loin, de briser les plafonds, de réécrire l’histoire.
Elle le sait : les Jeux exigent patience, sacrifice et force de caractère. Mais quand elle parle, sa voix porte une conviction inébranlable :
« Je veux gagner pour moi, pour la Guinée et pour toute la nation. »
Dans son regard, il n’y a pas seulement l’éclat d’une sportive ambitieuse. Il y a l’étincelle d’une fierté nationale. Mariana Esteves n’est pas seulement une judokate. Elle est le symbole d’un pays qui croit en ses filles, en ses talents, en sa capacité à briller sur les scènes les plus exigeantes du monde.
Et si un jour la Guinée entend résonner son hymne sous les anneaux olympiques, nul doute que ce sera grâce à cette femme qui combat avec ses poings, mais surtout avec son cœur.
Lesfaits224.com