Mercredi 27 août, l’enceinte de l’Office guinéen de publicité (OGP) à Taouyah avait des allures de grande agora. Cadres, employés et invités spéciaux se sont retrouvés autour d’un sujet qui dépasse les murs de l’institution : le projet de nouvelle Constitution. L’OGP a choisi de prendre part à ce vaste chantier citoyen, en conviant le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, à échanger directement avec son personnel.
Une « nouvelle indépendance »
Pour le Directeur Général de l’OGP, Aladji Cellou Camara, la vulgarisation n’est pas une option mais une responsabilité. Dans un discours vibrant, il a rappelé l’esprit de 1958.
« Nous estimons que la nouvelle Constitution est une affaire de tous. En tant que régulateur de la publicité, l’OGP doit accompagner cette vulgarisation et impliquer ses cadres. Ce texte constitue un nouveau départ pour la Guinée, une nouvelle indépendance tournée vers l’épanouissement et la cohésion nationale », a-t-il martelé, saluant le leadership du président de la République Général Mamadi Doumbouya.
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Une étape cruciale
Le Secrétaire général du ministère de l’Information et de la Communication, Souleymane Bah, a salué l’initiative de l’OGP.
« C’est l’occasion de remercier le Directeur général de l’OGP et tout le personnel mobilisé pour discuter d’une chose essentielle dans le processus démocratique de notre pays », a-t-il déclaré.
Le conseiller juridique du ministère, Paul Sékou Yaradouno, a insisté sur l’importance de la pédagogie :
« Le plus important, c’est d’amener les uns et les autres à comprendre que ce projet est le nôtre. Nous devons en saisir le contenu, et aider ceux qui nous entourent à le comprendre, afin que chacun décide en toute conscience le 21 septembre », a-t-il rappelé.
« Une Constitution qui nous rassemble »
Dans la salle, la conviction s’est faite entendre aussi du côté de l’OGP. Fatoumata Yarie Bangoura, cheffe du service planification stratégique, a promis un engagement total :
« C’est une Constitution qui nous ressemble et qui nous rassemble. Nous allons travailler en interne, à Conakry comme dans nos agences de l’intérieur du pays — Coyah, Kankan, Nzérékoré, Mamou, Labé — pour que chaque citoyen comprenne ce texte et s’y reconnaisse. »
Une mobilisation au-delà des bureaux
De cette rencontre, une volonté se dégage : l’OGP entend mettre son expertise et son réseau au service d’un projet qu’il considère comme fondateur. Loin d’être un simple exercice administratif, la vulgarisation devient ici une mission citoyenne.
L’OGP en mission citoyenne
Au terme de la rencontre, une évidence s’impose : l’OGP ne se contente pas de réguler la publicité, il choisit de devenir un acteur engagé dans la construction d’une conscience collective. Sa mission dépasse l’institution pour se fondre dans un destin commun : que la nouvelle Constitution ne soit pas seulement un texte, mais une voix qui résonne dans chaque foyer, chaque ville et village de Guinée.
Le 21 septembre, le peuple tranchera. Mais d’ici là, l’OGP a déjà fait son choix : être un maillon fort de la vulgarisation.
