Il est des institutions qui traversent le temps dans une routine silencieuse, jusqu’au jour où un souffle nouveau vient rompre l’habitude et réveiller les consciences. À l’Office Guinéen de Publicité (OGP), ce moment semble avoir trouvé son incarnation en la personne de son Directeur général, Aladji Cellou Camara.
Depuis sa prise de fonction, l’heure n’est plus au laisser-aller, encore moins à l’incurie administrative qui, jadis, offrait des couloirs complaisants à certains prédateurs – dont nous taisons volontairement les noms, afin de ne point leur offrir la tribune qu’ils recherchent. L’OGP, sous sa direction, se redresse, se structure et s’affirme dans sa mission régalienne de régulation et d’assainissement du paysage publicitaire guinéen.
Journaliste sans histoire, au parcours professionnel aussi dense que respectable, Aladji Cellou Camara s’est illustré, des rédactions africaines aux médias occidentaux, par une carrière brillante, bâtie sur la rigueur intellectuelle, le sens de l’éthique et la culture du résultat. Cette trajectoire, déjà éloquente, laissait entrevoir les contours d’un dirigeant méthodique. Elle trouve aujourd’hui sa pleine mesure dans la gestion de l’OGP.
Bien avant son arrivée à la tête de l’Office, l’homme avait déjà fait montre de ses capacités managériales à la Direction de l’Information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA), un service alors en quête de visibilité et de sens. Sous son impulsion, cette structure stratégique avait retrouvé sa raison d’exister, sa lisibilité institutionnelle et sa portée communicationnelle. Une expérience fondatrice, qui annonçait déjà un style : exigence, organisation et efficacité.
Le récent communiqué rendu public par l’OGP illustre parfaitement cette gouvernance de la rigueur. S’appuyant sur la Loi L/2024/002/CNT du 12 janvier 2024 portant réglementation de la publicité en République de Guinée, la Direction générale rappelle avec fermeté l’encadrement strict des campagnes d’affichage temporaire, notamment celles réalisées à travers banderoles, bâches et supports assimilés.
L’article 16 de ladite loi est sans équivoque : toute affiche relative à un événement spécifique ne saurait être exposée au-delà de quinze jours après la date de fin de l’événement mentionné. Passé ce délai, il revient à l’annonceur ou à l’exploitant du support d’en assurer le retrait.
En conséquence, le maintien de ces supports au-delà de la période réglementaire constitue une infraction, passible de sanctions, dont des amendes prévues par la loi. Par ce rappel officiel adressé aux annonceurs, agences et régies publicitaires, l’OGP pose un acte d’autorité, mais surtout de salubrité urbaine et de discipline professionnelle.
Ce communiqué, loin d’être un simple document administratif, s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de restaurer l’ordre, la crédibilité et l’esthétique de l’espace publicitaire guinéen. Une démarche qui traduit la volonté d’un Directeur général décidé à rompre avec les pratiques permissives d’antan.
À l’OGP, le message est désormais clair : le temps de la complaisance s’efface devant celui de la responsabilité. Et sous la conduite de notre confrère Aladji Cellou Camara – dirigeant méthodique au parcours irréprochable – l’institution est résolument engagée sur le chemin de la rigueur, de la transparence et de la performance durable.
Par Sambégou Diallo, pour lesfaits224.com
