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OGP : Quand le zèle devient sabotage

À l’Office guinéen de publicité (OGP), la tempête a soufflé de l’intérieur. Ce n’est pas un prestataire indélicat ni un dossier mal ficelé qui a troublé la quiétude du navire publicitaire, mais bien un membre de l’équipage : le directeur général adjoint, Jean Marie Soriba Coumbassa, que d’aucuns surnomment désormais « le DGA de la discorde ».

Alors que le nouveau Directeur général, Aladji Cellou Camara, s’attelle avec méthode à redresser l’institution, à restaurer la discipline et à imposer une culture de résultat, son adjoint semble, lui, s’être égaré dans les vapeurs de ses propres contradictions. Il aurait cru que le « A » de DGA signifiait « Autorité ». Il désigne pourtant « Adjoint », c’est-à-dire un collaborateur, un appui, un relais loyal – pas un franc-tireur administratif.

Quand le zèle tourne à la fronde!

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Sans mandat ni délégation, M. Coumbassa s’est cru autorisé à suspendre un cadre de la maison, le Directeur de la Prospection et du Marketing en l’occurrence, pour de supposées irrégularités de facturation. Or, ironie du sort, la fameuse facture proforma au cœur du litige porte… sa propre signature !
Autrement dit, le procureur qu’il devient se trouve aussi sur le banc des accusés.

Le Directeur général, visiblement peu impressionné par cette agitation futile, a rapidement rétabli l’ordre et rappelé les règles de base : à l’OGP, l’autorité s’exerce dans la légalité, pas dans le tumulte. Dans une note ferme et limpide, il a qualifié l’acte de son adjoint d’« indiscipline grave », d’« insubordination manifeste » et de sabotage administratif. En d’autres termes, un coup d’épée dans l’eau – mais une brèche dans la confiance.

Le gugusse en mal d’autorité

Ceux qui connaissent l’homme savent qu’il a souvent invoqué la vertu, mais l’applique rarement à lui-même.
Et dans le cas présent, le moraliste auto-proclamé Coumbassa semble en avoir fait un art.
Selon plusieurs sources, c’est bien lui qui aurait réceptionné un véhicule de service flambant neuf – un Toyota estimé à près de 900 millions de francs guinéens – au moment où les agents de recouvrement manquent jusqu’à de simples motos pour exercer leur mission.
Pire encore, le véhicule de son prédécesseur aurait discrètement migré vers son domicile, sous prétexte d’« usage administratif ». Un usage… manifestement familial, selon les témoins amusés.

Dans une institution en plein redressement, où chaque franc est scruté, chaque dépense justifiée et chaque décision pesée, un tel comportement fait tache. Le DGA, censé épauler, se transforme en obstacle ; censé soutenir, il déstabilise.

Le sérieux, c’est ailleurs…

Pendant que certains sèment le désordre, le Directeur général Aladji Cellou Camara, lui, construit.
Depuis sa nomination, il s’emploie à moderniser la gestion, à rétablir la crédibilité de l’OGP auprès de ses partenaires, et à insuffler une culture de rigueur et de performance.
Son approche managériale, sobre mais ferme, a déjà permis d’assainir plusieurs pratiques internes et de remettre sur pied des services longtemps laissés à eux-mêmes.
Sous sa houlette, l’OGP s’oriente vers une planification stratégique claire, avec une vision à long terme arrimée à celle du gouvernement, horizon Simandou 2040.

Mais pendant que le capitaine trace la route, un matelot rêve de devenir amiral – quitte à scier le mât du navire. Voilà tout le drame de certaines promotions imméritées en Guinée : les ambitions personnelles prennent le pas sur la mission publique.

Pendant ce temps, force est de reconnaître qu’à l’OGP, le sérieux et la loyauté ne sont pas des options, mais des fondations. Ceux qui préfèrent le vacarme à la compétence finiront par comprendre qu’aucune institution ne se bâtit dans la confusion.
Et comme le disait un vieux fonctionnaire à la retraite, témoin de ces agitations : « L’OGP n’a pas besoin d’un DGA bruyant, mais d’un DGA brillant ».

Sambégou Diallo 

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