Ce dimanche 28 décembre 2025, la Guinée vit un moment historique : ses citoyens se rendent aux urnes pour la première élection présidentielle depuis le coup d’État de 2021, qui avait porté le général Mamadi Doumbouya à la tête du pays. Plus de 6,7 millions d’électeurs sont appelés à choisir parmi neuf candidats, dans un contexte où le scrutin doit marquer la fin d’une transition de quatre ans vers un régime constitutionnel. Ce vote intervient après un référendum sur une nouvelle Constitution, adoptée en septembre, qui permet notamment au chef de la transition de se présenter et étend le mandat présidentiel à sept ans.
Sérénité dans les bureaux de vote mais débat sur la transparence
Sur le terrain, le climat le jour du vote est généralement paisible et marqué par une forte mobilisation des électeurs, qui voient cette présidentielle comme un devoir civique important pour l’avenir du pays. Dans de nombreuses localités, les bureaux de vote ont ouvert sans incidents majeurs, et des dispositifs sécuritaires renforcés sont déployés pour garantir le bon déroulement du scrutin.
Cependant, ce calme apparent coexiste avec des interrogations sur l’équité du processus : plusieurs partis d’opposition ont été marginalisés ou ont choisi de boycotter, et certains observateurs évoquent des contraintes sur la liberté d’expression et l’espace politique.
Cette élection est donc à la fois un moment de sérénité citoyenne dans les urnes et un jalon politique crucial, scruté de près par la communauté nationale et internationale, avec des yeux tournés vers la consolidation de la démocratie en Guinée.
Les résultats provisoires sont attendus mardi, voir mercredi prochain selon la direction générale des élections, organisatrice du scrutin.
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