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Procès de Camara et Sangaré : la justice guinéenne à l’épreuve du blanchiment

Le mercredi 7 octobre 2026, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) à Conakry a ouvert le procès de Sory Daouda Camara, président honoraire de la Chambre nationale des huissiers de justice, et de son collaborateur Mandjou Sangaré. Accusés d’escroquerie, de blanchiment d’argent et d’abus de confiance, les deux hommes font face à une procédure qui pourrait aboutir à de lourdes peines de prison.

Camara, vétéran du secteur judiciaire depuis plus de trois décennies, dirigeait la Chambre des huissiers avec un mandat qui lui conférait une forte influence sur les procédures de saisie et de recouvrement. Selon le parquet, Sangaré, son adjoint, aurait exploité cette position pour créer un réseau de fausses factures et de transactions fictives, détournant des fonds publics et privés estimés à plus de 12 milliards de francs guinéens entre 2022 et 2025. Les enquêteurs ont saisi plusieurs comptes bancaires à Conakry et à Paris, ainsi que des biens immobiliers à Lomé, révélant l’ampleur d’un schéma de fraude qui aurait touché des entreprises locales et des administrations publiques.

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