Conakry, 7 avril 2025 – Le procès des anciens ministres Dr. Ousmane Kaba, Mansa Moussa Sidibé, Boubacar Barry et Moussa Condé prend une tournure décisive. Ce lundi, le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a requis leur relaxe, estimant que les charges retenues pour « faux et usage de faux en écriture publique et abus de confiance » n’étaient pas suffisamment étayées.
Une affaire vieille de 30 ans
- Accusations : Les quatre anciens ministres étaient poursuivis par la société Bankina Pêche dans un dossier remontant aux années 1990.
- Position du parquet : Le procureur a déclaré que « la preuve de leur culpabilité n’est pas établie », demandant à la Cour de prononcer un non-lieu.
- Demande de la partie civile : Bankina Pêche réclame 22 millions USD de dédommagement, arguant d’un préjudice financier.
Un verdict sous tension
Si la CRIEF suit les réquisitions du parquet, ce serait une victoire judiciaire pour les anciens ministres, dont certains occupaient des postes clés dans les gouvernements des années 1990-2000. Cependant, la partie civile maintient une position ferme, exigeant réparation pour des allégations de détournement et falsification de documents.
Prochaines étapes
La Cour doit maintenant délibérer avant de rendre son verdict final. Ce cas relance le débat sur l’efficacité des poursuites judiciaires dans les dossiers financiers anciens, alors que la Guinée renforce sa lutte contre la corruption.