Le parquet contre-attaque
Lors de l’audience en appel ce 26 mars 2025, le procureur général Fallou Doumbouya a asséné un avertissement sans équivoque : la condamnation à 2 ans de prison prononcée en janvier contre Aliou Bah, président du MoDeL, pour « diffamation » et « offense au chef de l’État », serait « excessivement dérisoire ».
« Peu importe que cela déplaise, nous prouverons que cette peine est insuffisante », a-t-il martelé, laissant planer la menace d’un alourdissement de la sanction.
Le fond du débat juridique
Le magistrat s’appuie sur :
⚖️ Les articles 93 et 94 du Code pénal : en cas de concours d’infractions, « c’est la peine la plus sévère qui s’applique ».
🔍 Un « minimum légal » non respecté selon lui : le tribunal de Kaloum aurait « été en deçà » des attentes.
À noter : Bien que l’appel émane de la défense, le procureur rappelle que la loi autorise le parquet à demander une aggravation de peine.
Contexte politique
Aliou Bah avait été condamné le 7 janvier 2025 pour des propos visant le Président Mamadi Doumbouya. Son incarcération à la prison civile de Coronthie se poursuit en attendant la prochaine audience, fixée au 9 avril.
Une affaire à haut risque
Ce dossier cristallise les tensions autour :
✅ La liberté d’expression en Guinée
✅ L’indépendance de la justice
✅ La rigueur des lois sur l’offense au chef de l’État
Dernier rebondissement : La juge a reporté l’affaire, laissant planer le doute sur une possible peine alourdie.