Espace publicitaire disponible
Nous-Suivre

Tenez-vous au courant des nouvelles les plus importantes

En appuyant sur le bouton S'abonner, vous confirmez que vous avez lu et accepté notre politique de confidentialité and Conditions d'utilisation

RDC : Les chefs religieux relancent l’espoir d’un dialogue de paix

Une délégation de chefs religieux, composée de figures importantes des Églises catholique et protestante, s’est rendue en République démocratique du Congo (RDC) pour tenter de relancer un dialogue de paix entre les belligérants. Cette initiative intervient alors que les combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23, soutenus par l’Alliance des Forces pour le Changement (AFC), se poursuivent dans les régions de Kalehe-centre et Ihusi, à environ 60 kilomètres de Bukavu.

Une délégation interreligieuse pour la paix
La délégation est menée par Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), et comprend également Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, ainsi que Monseigneur Willy Ngumbi, évêque de Goma. Du côté protestant, on retrouve le Révérend André-Gédéon Bokundoa, représentant légal de l’Église du Christ au Congo (ECC), et son porte-parole, le Pasteur Éric Nsenga.

Leur objectif est clair : demander la cessation des hostilités, l’arrêt de l’avancée du M23 vers Bukavu, et surtout la protection des civils. Ils appellent également à l’ouverture d’un dialogue inclusif, insistant pour que Corneille Nangaa, leader de l’AFC, ne soit pas un obstacle à ce processus.

Publicité disponible

Une initiative accueillie avec prudence
Si l’AFC et le M23 ont accueilli favorablement cette initiative, elle ne fait pas l’unanimité à Kinshasa. Le parti présidentiel UDPS s’est montré méfiant, reflétant une certaine crise de confiance entre les catholiques et le pouvoir en place.

Le président Félix Tshisekedi a reçu une autre délégation religieuse, composée cette fois de représentants de l’Église de réveil, des musulmans, de l’Armée du Salut, de l’Église kimbanguiste, des orthodoxes et de l’Église des Noirs. Il a exprimé son ouverture à l’idée d’un dialogue, mais à condition que l’initiative soit inclusive, intégrant toutes les confessions religieuses.

Un rôle de médiateur pour les religieux
Les chefs religieux insistent sur leur rôle de médiateurs. Leur objectif est de baliser le chemin en offrant un cadre de dialogue, tout en laissant aux parties prenantes le soin de définir le contenu et le lieu des discussions. Ils souhaitent aller au-delà d’une simple trêve et poser les bases d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Des combats meurtriers se poursuivent
Pendant ce temps, les combats se poursuivent à Kalehe-centre et Ihusi, où les FARDC et les rebelles du M23 s’affrontent violemment. Selon le lieutenant-général Pacifique Masunzu, commandant de la troisième zone de défense des FARDC, les rebelles, soutenus par l’armée rwandaise, ont lancé des attaques contre les positions gouvernementales. Bien que repoussés, ces combats ont fait de nombreuses victimes civiles.

Add a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tenez-vous au courant des nouvelles les plus importantes

En appuyant sur le bouton S'abonner, vous confirmez que vous avez lu et accepté notre politique de confidentialité and Conditions d'utilisation
Publicité disponible