Des Consultations Qui Tournent en Rond
Les discussions pour former un gouvernement d’union nationale en RDC ont repris ce lundi 31 mars à Kinshasa, mais le climat reste tendu. Une semaine après leur lancement, le bilan est mitigé :
- L’opposition maintient son boycott, privilégiant une médiation par les Églises
- La majorité présidentielle est divisée sur la composition du futur exécutif
- L’urgence sécuritaire (lutte contre le M23) reste la priorité affichée
Deux Visions au Sein de la Majorité
Les désaccords sont palpables parmi les proches du président Félix Tshisekedi :
🔹 Vital Kamerhe (président de l’Assemblée nationale) veut une large inclusion (opposition, société civile, belligérants)
🔹 Modeste Bahati (numéro 3 du Sénat) exige une répartition « au poids » des forces politiques
🔹 D’autres caciques prônent une ligne dure : « D’abord libérer les territoires occupés par le M23 »
Ces consultations montrent que la majorité a d’abord besoin de cohésion interne.
— Un haut responsable politique sous couvert d’anonymat
L’Opposition Ferme la Porte
Aucun poids lourd de l’opposition n’a pour l’instant accepté de participer aux discussions. Leurs arguments :
- Méfiance envers un processus contrôlé par le pouvoir
- Préférence pour une médiation religieuse indépendante
- Doute sur l’efficacité d’un gouvernement d’union en pleine crise sécuritaire
Le Rwanda, Élément Clivant
Le régime congolais justifie ce projet par la nécessité de faire face à « l’agression rwandaise » (soutien présumé au M23). Mais cette rhétorique ne convainc pas ses détracteurs, qui y voient une manœuvre politique.
Et Maintenant ?
Les consultations doivent théoriquement s’achever cette semaine, mais :
⚠️ Aucune avancée concrète n’est attendue sans l’opposition
⚠️ La pression internationale pourrait jouer un rôle clé
⚠️ Le risque : un gouvernement faible, incapable de résoudre la crise