Depuis plus de deux semaines, l’Office guinéen de publicité (OGP) est sur tous les fronts. Des équipes déployées à l’intérieur du pays, carnet et outils numériques en main, procèdent à un recensement exhaustif des supports publicitaires implantés sur l’ensemble du territoire national. Une opération lourde, méthodique, mais indispensable. À l’OGP, le temps des approximations est révolu.
À son arrivée fin 2024, la nouvelle direction a hérité d’une institution affaiblie, minée par des données obsolètes et une gestion calamiteuse imputable à l’ancienne équipe dirigée par Mandian Sidibé, aujourd’hui incarcéré pour des faits présumés ayant conduit l’office au bord de la faillite. Il a donc fallu repartir presque de zéro, travailler jour et nuit, et remettre de l’ordre là où régnait le chaos.
Ce recensement national répond à une exigence simple : savoir exactement ce qui existe sur le terrain pour bâtir un budget crédible en 2026. En temps réel, le directeur général Aladji Cellou Camara suit l’évolution de l’opération à travers un dispositif dédié, symbole d’une OGP désormais tournée vers la rigueur, la transparence et la digitalisation.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est stratégique : lutter efficacement contre la fraude, sécuriser les recettes et redonner à l’OGP sa pleine capacité de régulation. Un sacrifice quotidien, souvent silencieux, mais assumé. Depuis un an, à l’Office guinéen de publicité, la lumière reste allumée tard. Et pour cause : la maison ne dort plus, occupée à se relever d’un passé lourd et à construire, patiemment, les fondations d’un avenir assaini.