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Référendum en Guinée : la date du 21 septembre 2025 divise la classe politique

Conakry, 1er avril 2025 – Le Général Mamadi Doumbouya a officialisé ce mardi la tenue du référendum constitutionnel le 21 septembre 2025. Une annonce qui, loin de faire l’unanimité, suscite déjà des réserves parmi les acteurs politiques, notamment l’opposition.

Le Dr Lansana Faya Millimouno, président du Bloc Libéral et ancien candidat à la présidentielle, n’a pas mâché ses mots. « C’est un décret tombé au forceps », a-t-il déclaré, estimant que cette décision vise avant tout à « apaiser les critiques » après les retards accumulés en 2024.

Un calendrier jugé irréaliste
Pour l’opposant, le timing pose problème. « En matière électorale, la loi prévoit des étapes claires. Quarante jours avant le scrutin, un décret doit convoquer le corps électoral. Or, nous en sommes encore à recruter des agents recenseurs », a-t-il souligné, laissant planer le doute sur la tenue effective du référendum.

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Un pouvoir accusé de monarchisme
Le leader libéral a également fustigé le mode de gouvernance du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). « Gouverner comme si la Guinée était une monarchie absolue, sans dialogue, est une approche préoccupante », a-t-il martelé, dénonçant une « politisation excessive de l’administration », contraire aux promesses du 5 septembre 2021.

Un scepticisme persistant
« Ce n’est pas parce qu’une date est annoncée qu’elle sera respectée », a rappelé Millimouno, évoquant les nombreux engagements non tenus par le passé. Un discours qui reflète la méfiance d’une partie de la classe politique et de la société civile.

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