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Bourouno relance la fonction publique avec un brassage inédit de talents

Conakry, le 8 septembre 2026 – Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a annoncé ce matin la nomination de trente‑et‑un nouveaux cadres, issus tant du secteur public que du privé et d’organisations internationales, afin de dynamiser la réforme de l’État guinéen.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie du ministère, lancée en 2024, visant à moderniser les procédures administratives, à réduire les délais de traitement des dossiers et à instaurer une culture de performance. Les recrues proviennent de la Banque centrale de Guinée, de la société française Bouygues Construction, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Chambre de commerce de Conakry. Elles occuperont des postes clés au sein des directions de la réforme, de la digitalisation et du suivi budgétaire, avec pour mandat de réviser les cadres de recrutement et de formation du fonctionnaire.

Les syndicats de la fonction publique, représentés par le CGPF, ont exprimé une prudence mesurée, soulignant le risque de tensions si les réformes ne sont pas accompagnées d’un dialogue social renforcé. Le cabinet d’audit international Deloitte, mandaté pour évaluer l’impact, estime que les nouvelles mesures pourraient réduire de 22 % les coûts opérationnels d’ici deux ans et augmenter de 15 % la satisfaction des usagers. Le président du conseil économique, Mamadi Camara, a quant à lui déclaré que l’initiative pourrait attirer jusqu’à 200 millions de dollars d’investissements directs étrangers grâce à une administration plus fiable.

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À l’horizon, le ministère prévoit de lancer, au troisième trimestre 2026, un portail numérique unifié permettant aux citoyens d’accéder à l’ensemble des services publics en ligne. Un comité de suivi, incluant les nouvelles recrues, sera chargé de publier chaque trimestre un rapport d’avancement détaillé. Par ailleurs, une formation intensive de six mois, en partenariat avec l’Université de Conakry et l’École nationale d’administration française, sera dispensée aux fonctionnaires de niveau intermédiaire afin d’harmoniser les pratiques managériales. Les observateurs internationaux attendent de voir si cette vague de talents pourra réellement transformer la bureaucratie guinéenne, longtemps critiquée pour sa lenteur et son manque de transparence.

Le prochain point d’étape sera la présentation, prévue le 12 octobre 2026, du premier tableau de bord de performance devant le Parlement et les partenaires au développement. Cette séance devrait dévoiler les premiers indicateurs de gain de productivité et les ajustements éventuels nécessaires pour consolider la modernisation. Si les objectifs sont atteints, la réforme pourrait servir de modèle pour d’autres États de l’Afrique de l’Ouest cherchant à revitaliser leurs administrations publiques.

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