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Six corps ligotés découverts dans la forêt de Sabakhouré

Le lundi 24 août 2026, les services de police de la sous-préfecture d’Allassoyah, dans la préfecture de Forécariah, ont mis au jour six cadavres d’hommes dans une fosse dissimulée au sein de la forêt de Sabakhouré. Les victimes, dont les visages étaient bandés et les poignets attachés, ont été retrouvées dans des positions indiquant une contrainte avant le meurtre.

Située à proximité du village de Sabakhouré, la zone forestière est régulièrement fréquentée par les travailleurs du bois et les habitants des alentours. Selon les premiers constats, les corps reposaient sur un lit de terre meuble, recouverts d’une fine couche de feuilles. Aucun objet personnel n’a été identifié à proximité, rendant l’identification des défunts difficile. Les autorités ont immédiatement fait appel à l’institut de médecine légale de Conakry pour procéder à une autopsie détaillée et à la collecte d’échantillons ADN. Les investigations préliminaires évoquent un possible enlèvement suivi d’une exécution, mais les motifs restent à déterminer. Les habitants du village, déjà inquiets suite à une vague de disparitions signalées depuis plusieurs semaines, ont décrit la découverte comme « une horreur qui ne devait pas se produire ici ».

Le préfet de la région, M. Mamadou Diakité, a tenu une conférence de presse le mardi 25 août, condamnant fermement ces actes et assurant que les forces de l’ordre intensifieraient les patrouilles dans les zones forestières. Il a également indiqué que douze personnes avaient signalé la disparition de proches au cours du dernier mois, sans lien avéré avec les corps retrouvés. Les organisations de défense des droits humains, dont le Comité de Surveillance de la Justice Guinéenne, ont appelé à une enquête transparente et à la protection des témoins. Le ministère de la Sécurité intérieure a déclaré mobiliser des unités spécialisées pour analyser les traces laissées sur le sol et interroger les habitants afin de reconstituer le déroulement des faits.

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Les experts médico-légaux ont commencé à examiner les lésions cutanées, révélant des marques de ligature et des contusions compatibles avec une torture préalable. Les résultats préliminaires suggèrent que les victimes étaient détenues plusieurs heures avant leur mise à mort. Parallèlement, les forces de l’ordre ont saisi des téléphones portables près du site, espérant extraire des données pouvant identifier les auteurs. La communauté internationale, représentée par l’Ambassade de l’Union africaine à Conakry, a exprimé son inquiétude et proposé une assistance technique pour renforcer les capacités d’enquête du pays.

Les investigations se poursuivent, avec la perspective d’une audition publique prévue dans les prochains jours afin de recueillir les témoignages des habitants et des proches des disparus. Le procureur de Forécariah a annoncé la création d’un dossier spécial pour poursuivre les responsables, une démarche qui pourrait déboucher sur des arrestations rapides si les preuves s’avèrent concluantes. Le climat de peur qui plane sur la région devrait diminuer si les autorités parviennent à établir rapidement les faits et à rétablir la confiance des populations locales.

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