Un revirement stratégique
Donald Trump a annoncé ce jeudi sur Truth Social qu’il renonçait à nommer Elise Stefanik comme ambassadrice des États-Unis à l’ONU. La raison ? Un calcul politique froid : les Républicains ne peuvent pas se permettre de perdre son siège à la Chambre des représentants, où leur majorité est déjà ultra-mince (218 contre 213 démocrates).
Une ambition contrariée
À 39 ans, Stefanik – plus jeune femme élue au Congrès en 2014 – s’était déjà vue à la tribune de l’ONU, comme en témoignait sa bio Instagram (« ambassadeur désignée »). Lors de son audition au Sénat, elle avait affiché :
✅ Un alignement total avec la ligne pro-israélienne de Trump
✅ Une hostilité assumée envers l’ONU, jugée « biaisée et inefficace »
✅ La volonté de relancer des négociations musclées avec l’Iran
L’équation électorale qui a tout changé
Mais Trump a tranché : « D’autres peuvent faire ce boulot ». En cause :
🔴 4 sièges vacants à pourvoir prochainement à la Chambre
🔴 La gouverneure démocrate de New York a interdit toute élection partielle sous 3 mois
🔴 Un risque inutile : perdre le siège de Stefanik (21e district de NY) serait catastrophique pour la majorité républicaine
Les dessous d’une décision
Ce renoncement révèle :
- La fragilité de la majorité GOP à la Chambre
- La priorité absolue de Trump : faire passer ses lois plutôt que de jouer à la diplomatie
- Le poids des échéances électorales locales sur la politique nationale
Et maintenant ?
Stefanik reste donc une pièce maîtresse du dispositif législatif trumpiste. À l’ONU, c’est désormais un autre profil, moins essentiel au Congrès, qui devrait être choisi.
