Câest lâhistoire dâune femme dont le nom a Ă©tĂ© oubliĂ© par lâHistoire, mais dont le parfum a embaumĂ© les cieux. Elle Ă©tait la coiffeuse personnelle de la fille du plus grand tyran de la terre : Pharaon (au temps du prophĂšte MoĂŻse alayhi salam). Le nom de ce maudit tyran Ă©tait RamsĂšs II (encore appelĂ© Abu MernĂ©ptah).


đ Lâinstant oĂč tout bascule
Alors que la coiffeuse coiffait la princesse, son peigne tomba au sol. Elle se courbe pour prendre le peigne et, par simple rĂ©flexe, elle sâexclama :
â « Bismillah ! » (Au nom d’Allah !)
La fille de Pharaon, surprise, lui demanda :
â « Parlerais-tu de mon pĂšre ? »
La coiffeuse répondit avec une fermeté inébranlable :
â « Non. Mon Seigneur et le Seigneur de ton pĂšre est Allah. »
đ Le choix du martyre
DĂ©noncĂ©e Ă Pharaon, elle fut convoquĂ©e. Le tyran, furieux de voir la foi s’infiltrer jusque dans sa demeure, lui posa l’ultime question :
â « As-tu un autre seigneur que moi ? »
â « Oui, mon Seigneur et ton Seigneur est Allah », rĂ©pondit-elle.
Pharaon ordonna alors quâon fasse chauffer une immense cuve d’huile ou d’eau bouillant. Il fit amener ses enfants. Il lui offrit une derniĂšre chance de renier sa foi, au risque de… mais elle refusa. Sous ses yeux, Pharaon ordonna qu’on jette ses enfants dans la fournaise, l’un aprĂšs l’autre. La femme coiffeuse ne cĂ©da pas.
đ Le miracle du nourrisson
Lorsqu’arriva le tour de son dernier bĂ©bĂ©, ĂągĂ© de quelques semaines seulement, et qu’elle allaitait encore, le cĆur de la mĂšre vacilla un instant. C’est alors qu’Allah fit parler le bĂ©bĂ© au berceau :
â « Ă mĂšre ! Sois patiente, car tu es sur la vĂ©ritĂ©. Ne recule pas, car le chĂątiment de ce monde est bien plus lĂ©ger que celui de lâau-delĂ . »
Raffermie par ce miracle, elle demanda une derniĂšre faveur Ă Pharaon : « Rassemble mes ossements et ceux de mes enfants dans un mĂȘme linceul et enterre-nous ensemble. »
Pharaon accepta, et on la jeta enfin dans la cuve: elle rejoignit ses enfants et rendit son dernier souffle pour l’UnicitĂ© de Dieu.
đ Le parfum du Paradis
Des siĂšcles plus tard, lors du voyage nocturne (Al-Isra wal-Mi’raj), le ProphĂšte Muhammad ï·ș sentit une odeur dĂ©licieuse. Il demanda Ă l’ange Jibril :
â « Quelle est cette odeur merveilleuse, ĂŽ Jibril ? »
L’ange rĂ©pondit :
â « C’est l’odeur de la coiffeuse de la fille de Pharaon et de ses enfants. »
⚠La leçon à retenir
Peu importe ton statut social, ta foi peut Ă©branler les empires. Cette femme n’Ă©tait qu’une employĂ©e au palais, mais son courage l’a Ă©levĂ©e au rang des plus grandes saintes de l’humanitĂ©.
Nâoublie jamais : la vĂ©ritĂ© est Ă©ternelle, la tyrannie n’est que passagĂšre. âïž
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