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Bouna Sylla, ministre des Mines: « Comment les recettes issues de Simandou seront utilisées…»

Le projet minier de Simandou, décrit comme l’aboutissement d’un rêve national, ne sera pas qu’une simple source de devises pour la Guinée. Lors du Dialogue sur l’Investissement et les Partenariats, tenu ce lundi 10 novembre 2025, sous l’égide de Rio Tinto, le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a exposé la vision du gouvernement pour une redistribution des recettes, plaçant l’éducation et la diversification économique au cœur de l’équation.

« Le Simandou, tel qu’imaginé, pensé et conçu par le président de la République, il est aujourd’hui fait. Le rêve de millions de Guinéens depuis les pères fondateurs, tous les présidents qu’on a connus depuis le 2 octobre 1958, ont rêvé de réaliser ce projet. Mais il a fallu le président Mamadi Doumbouya, avec son engagement, son amour jaloux de la Guinée, pour que ce projet soit réalisé, tout en prenant en compte les intérêts de toutes les parties prenantes.

En faisant quoi ? En imposant le co-développement, en mettant des partenaires complètement différents, de cultures différentes, de nationalités différentes, ensemble dans un véhicule qu’on appelle la Compagnie du Transguinéen. Il a obtenu que cette compagnie du Transguinéen puisse être l’opérateur du chemin de fer et du port, mais conformément aux meilleurs standards », a déclaré le Ministre des Mines.

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Bouna Sylla explique que cette intégration s’étend jusqu’à la transformation locale du minerai, une exigence de souveraineté économique. « Simandou c’est une ligne de chemin de fer de 650 kilomètres, un port en eau profonde, la dernière composante, l’acierie…pour ne pas exporter que du minerai brut. »

La stratégie de redistribution fiscale révélée par le ministre des Mines est l’investissement direct dans le capital humain et la jeunesse guinéenne. Selon lui, il s’agit d’un mécanisme conçu pour assurer un impact durable des recettes minières, allant au-delà des infrastructures physiques.

« 20% des impôts et taxes que l’état guinéen va percevoir du projet Simandou vont être alloués à donner des bourses d’études aux meilleurs élèves issus des lycées des 33 préfectures du pays pour aller à l’étranger, pour éviter que nos enfants continuent à traverser la méditerranée pour aller mourir dans les océans. Aussi 5% des impôts et taxes qui vont être perçus des sociétés minières vont être investis dans notre système éducatif pour améliorer le système éducatif du pays. C’est un moyen à long terme qui permettra de changer la dynamique de la Guinée », a-t-il révélé.

Cette allocation vise non seulement à améliorer la qualité de l’éducation, mais aussi à créer une nouvelle génération de cadres formés pour l’avenir du pays, répondant ainsi au troisième volet de la politique de contenu local : « En prenant en compte le contenu local, c’est trois choses: donner des opportunités d’emploi aux Guinéens, donner des opportunités d’affaires aux entreprises à capitaux guinéens ou détenues par des Guinéens et donner de la formation et des transferts de compétences aux Guinéens. »

Éviter le « Syndrome Hollandais » par la diversification

La bonne gouvernance des ressources est un autre axe de cette stratégie, avec l’ambition de transformer les recettes minières en un levier pour diversifier l’économie et prévenir les effets négatifs typiques des booms de matières premières, indiqué M. Sylla.

« Comment faire pour que le projet puisse bénéficier au plus grand nombre de Guinéens, que ce soit un projet de transformation économique ? C’est la raison pour laquelle il fallait avoir une vision au-delà du Simandou. Ce forum qui est organisé en collaboration avec Rio Tinto c’est pour qu’il y ait de nouveaux investissements en Guinée, au-delà du secteur minier, pour que le secteur minier soit une petite portion de notre économie afin d’avoir une plus grande diversification de notre économie et éviter ainsi ce que les économistes appellent le syndrome hollandais », a aenchaîné Bouna Sylla.

Pour attirer de l’investissement, bâtir des partenariats, la clé, c’est la confiance, a dit le Ministre des Mines. “Et la Guinée, aujourd’hui… est un pays dans lequel il faut avoir confiance. On a le respect de la parole donnée, le respect des règles, le respect des textes et des normes les plus élevées en matière d’investissement direct étranger. »

Avec africaguinee.com

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