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À l’OGP, le vent a tourné : chronique d’un redressement en marche

Il arrive parfois que le temps suspend son vol dans les couloirs d’une administration, là où la routine avait figé les espoirs. Mais depuis quelques mois, à l’Office Guinéen de Publicité, quelque chose a changé. Un frisson nouveau agite les murs. Une respiration collective, libérée par un acte fort : le paiement intégral des six mois d’arriérés de salaire. Oui, six mois. Effacés d’un trait ferme, mais empreint de conscience et d’humilité.

Ce n’est pas un miracle. C’est le fruit du travail, de l’abnégation et d’un sens aigu de la responsabilité. Aux commandes, un homme : Aladji Cellou Camara. Un nom qui, doucement mais sûrement, commence à s’inscrire dans la mémoire de l’institution comme celui d’un bâtisseur méthodique. Autour de lui, une équipe tendue vers un même but : remettre l’OGP sur ses pieds, non pas dans le fracas des slogans, mais dans la rigueur des actes.

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Le Conseil, l’écoute et la reconnaissance

Le 22 avril dernier, lorsque les membres du Conseil d’administration se sont réunis au siège de l’Office, ce n’était pas pour tourner les pages d’un rapport poussiéreux. C’était pour écouter, constater, et — il faut le dire — saluer. Car les faits sont têtus : en moins de quatre mois, la nouvelle direction s’est muée en cellule de redressement. La trésorerie respire, les agents aussi. La machine repart.

« Aujourd’hui, le bateau est à flot, et l’espoir est permis », a soufflé Adèle Camara, cheffe de cabinet au ministère de l’Information et de la Communication. Pas de triomphalisme. Juste un constat lucide : les choses bougent.

Redonner sens et dignité au service public

Dans la voix d’Aladji Cellou Camara, ce jour-là, on n’entendait ni la suffisance des victoires faciles ni la plainte des responsabilités lourdes. On entendait autre chose : une gravité sereine. « Nous ne sommes pas là pour nous lamenter. Nous sommes là pour résoudre. »

Et ils ont résolu. Les arriérées salariales ne sont plus qu’un souvenir. Le personnel, longtemps abandonné aux affres de l’incertitude, retrouve foi et fierté. Ce geste, plus qu’un simple acte de gestion, résonne comme une promesse : celle d’un État qui reprend langue avec ses serviteurs.

Une trajectoire à consolider, un horizon à tracer

Mais le capitaine le sait : le navire a quitté la zone de naufrage, pas encore les tempêtes. Les défis sont nombreux. Le recouvrement reste un point d’achoppement, les ressources humaines doivent être réorganisées, et la régie financière que représente l’OGP pour l’État doit retrouver son poids d’antan.

Cela dit, le cap est bon. La voile est tendue. Et les matelots, désormais, savent pourquoi ils rament.

Dans cette Guinée où tant d’institutions cherchent leur souffle, l’OGP vient de prouver qu’avec de la volonté, du sérieux, et une main ferme sur le gouvernail, la métamorphose est toujours possible.

 

Par Sambégou Diallo 


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