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CRIEF : le dossier Mandian Sidibé programmé ce mardi

Ce mardi 20 janvier 2026, Mandian Sidibé fait face à la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la CRIEF. Non pour répondre enfin sur le fond de ce qui lui est reproché, mais pour tenter une nouvelle fois de s’extirper de la prison par une requête en liberté. Une démarche devenue presque rituelle chez l’ancien DG de l’OGP : quand les faits s’accumulent, on invoque la compassion ; quand les chiffres parlent, on plaide la fragilité sanitaire.

Le dossier, transféré à la CRIEF dès décembre 2024, est pourtant tout sauf léger. Mandian Sidibé est poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et violations graves des règles de passation des marchés publics. Des mots lourds, des infractions graves, qui dessinent le portrait d’une gestion calamiteuse où l’OGP n’était plus un établissement public, mais une chasse gardée, un garde-manger, un guichet personnel.

Une gestion de piranha : tout avaler, ne rien rendre

À la tête de l’OGP, Mandian Sidibé a laissé derrière lui un champ de ruines. Régies publicitaires étranglées, annonceurs floués, travailleurs démoralisés, caisses vides.

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Les poursuites évoquent également un système: endettement privé, prédation publique. Mandian Sidibé, selon plusieurs témoignages versés au dossier, aurait utilisé son statut pour contracter des dettes colossales auprès de fournisseurs, de cambistes, de particuliers, d’entreprises. Des milliards de francs guinéens mis en coupe réglée, jamais remboursés. L’OGP devenait un levier pour tout prendre, sans jamais assumer.

Pendant ce temps, les salaires s’accumulaient en arriérés, les équipes se démobilisaient, l’office s’enlisait.

La posture de la victime : dernière ligne de défense

Aujourd’hui, devant la CRIEF, Mandian Sidibé ne parle plus de gestion, encore moins de chiffres. Il parle de santé, de virilité, de silence imposé. Il réclame la parole quand ses victimes, elles, réclament leur argent. Il invoque l’honneur quand l’OGP était en faillite.

Mais la justice n’est pas un plateau de communication. La détention provisoire n’est pas une vengeance, elle est une mesure prévue par la loi lorsque les faits sont graves, les montants colossaux et les risques réels. Tenter de se soustraire à la justice n’est pas la bonne option en pareil cas. Il faut justifier les 78 milliards détournés, puis les rembourser avant de solliciter la clémence de la Cour.

Ce mardi, ce n’est donc pas seulement un homme qui comparaît. C’est une méthode, une époque et une certaine idée de l’impunité qui se retrouvent face à la loi.

Et pendant que Mandian Sidibé plaide sa liberté, des centaines de victimes, elles, continuent de payer le prix de ses magouilles, y compris l’État guinéen. La CRIEF tranchera. Les faits, eux, sont déjà là.

Lesfaits224.com (focus)

 

 

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