Quatre jours après l’enlèvement d’Abdoul Sacko, figure importante de la société civile guinéenne, le gouvernement a finalement réagi à travers son porte-parole, Ousmane Gaoual Diallo. Ce dimanche 23 février 2025, ce dernier a annoncé qu’une enquête judiciaire avait été ouverte sur ce « kidnapping », alors que le parquet ne s’était pas encore exprimé officiellement sur cette affaire.
« Il faut faire la distinction entre le narratif construit par des gens qui cherchent à jeter le discrédit sur les institutions et sur le pays, et les faits. Je suis très heureux de savoir que M. Sacko a été retrouvé vivant… Dès qu’on a appris l’information, le ministre de la Justice a déclenché une enquête judiciaire. Il n’y a pas eu de communication à ce stade, mais le monsieur a été retrouvé. Je pense qu’il devrait faire l’audition, et l’appareil judiciaire devrait se mettre en place pour éclairer l’opinion. Comme il est vivant, il pourra nous dire un peu plus de ce qui s’est passé, et je pense que ça permettrait à la justice de passer en toute objectivité », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo lors d’une intervention sur TV5.
Abdoul Sacko a été enlevé chez lui à l’aube du mercredi 19 février 2025 par des hommes armés, selon ses proches. Il a été retrouvé dans la soirée du même jour près du camp 66 à Forécariah, dans un état critique, selon ses avocats. Cet enlèvement survient dans un contexte où plusieurs cas similaires, survenus ces derniers mois, restent non élucidés. Le porte-parole du gouvernement a assuré que l’État avait engagé des démarches judiciaires pour identifier les responsables.
« Ce qui est clair, c’est que l’État a engagé des démarches judiciaires, et nous ferons en sorte que la justice puisse permettre de situer les responsabilités, dans la transparence et la crédibilité », a promis Ousmane Gaoual Diallo, qui est également ministre des Transports.
Cette affaire suscite une vive inquiétude au sein de la société civile et de l’opinion publique, d’autant plus que les précédents enlèvements n’ont pas encore été résolus. Les prochaines étapes de l’enquête seront cruciales pour rétablir la confiance dans les institutions et garantir la sécurité des citoyens.