C’était attendu, c’est désormais acté : François Bayrou a remis, ce mardi 9 septembre, sa démission au président français Emmanuel Macron. Le Premier ministre béarnais, fragilisé par l’échec du vote de confiance à l’Assemblée nationale, quitte Matignon après seulement 269 jours d’exercice.
Peu après 13h30, le natif de Bordères est arrivé à l’Élysée. Dans une atmosphère à la fois sobre et solennelle, il a remis en main propre au chef de l’État français une lettre manuscrite de démission. Emmanuel Macron l’a acceptée, tout en lui demandant d’expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination de son successeur.
Ce départ ouvre un nouveau chapitre inédit sous la Ve République française : celui du cinquième Premier ministre en moins de trois ans. Une instabilité institutionnelle qui tranche avec la réputation historique de solidité politique de la France, et qui traduit la profondeur de la crise parlementaire actuelle.
La veille, lundi 8 septembre, François Bayrou avait choisi d’engager la responsabilité de son gouvernement devant les députés. Le résultat du vote n’a laissé aucune ambiguïté et a scellé son sort politique à Matignon. Cette décision, qualifiée de « pari risqué » par certains observateurs, s’est transformée en épilogue brutal pour le chef du gouvernement.
Reste désormais à savoir qui sera choisi(e) à Matignon pour tenter de rétablir une forme de stabilité dans un pays fracturé. Une mission délicate, tant le climat demeure tendu entre l’exécutif et l’Assemblée plus que jamais fragmentée.
Dernière minute : le ministre français des armées Sébastien Lecornu est nommé premier ministre. À sa charge, la construction d’une coalition gouvernementale.
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