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Grand Bal de Paris-Bercy : Youssou N’Dour dit son amour pour la Guinée, les Ballets Africains triomphent

Invitée d’honneur à l’Accor Arena, la Guinée a brillé samedi soir sous les yeux d’une salle comble. Une réussite qui doit beaucoup à la méthode et à l’engagement du ministre Moussa Moïse Sylla.

Paris, dimanche 18 oct. 2026 – « J’aime la Guinée ! » La phrase, lancée par Youssou N’Dour devant le public de l’Accor Arena de Paris-Bercy, résume la soirée de samedi. Pour la nouvelle édition de son Grand Bal, la star sénégalaise avait élevé la République de Guinée au rang d’invitée d’honneur. Les Ballets Africains, venus de Conakry avec une délégation de plus de quarante artistes, danseurs, musiciens et acrobates, ont fait de ce choix un moment que la diaspora africaine n’oubliera pas de sitôt.

Une ouverture magistrale devant une salle comble
C’est à la troupe nationale guinéenne qu’est revenu l’honneur d’ouvrir la soirée. Elle a plongé Bercy dans l’énergie des rythmes traditionnels avant l’entrée en scène du « Roi du Mbalax ». Percussions, danses et numéros acrobatiques exécutés sur la grande scène ont composé un tableau artistique inédit, à la hauteur de la réputation de ces ambassadeurs de la culture guinéenne.

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Youssou N’Dour a personnellement salué le niveau de la troupe. « Plus de 40 musiciens qui sont là. Ils sont venus avec les Ballets africains. C’est un autre niveau. Ils ont fait la première partie », a-t-il déclaré. Et à la question qu’il s’est lui-même posée, « Pourquoi la Guinée ? », sa réponse a été sans détour : « La Guinée est enthousiaste actuellement. La Guinée travaille, c’est un public extraordinaire ».

Un choix mûrement réfléchi
Ce n’est pas un hasard si la mégastar a placé la Guinée au cœur de son spectacle. En amont du Grand Bal, il s’était rendu à Conakry pour rencontrer les autorités. Il y a remis en personne les invitations officielles au Premier ministre Amadou Oury Bah, séduit, a-t-il confié, par la vision de développement économique et social « Simandou 2040 ».

Ce choix a aussi été salué par de nombreux observateurs comme un message culturel fort en faveur de la fraternité entre Africains.
Youssou N’Dour a d’ailleurs inscrit la soirée dans une dimension symbolique : « On revendique Paris comme tout le monde, parce que nous connaissons l’histoire. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai voulu marquer toute notre solidarité au peuple africain, à la diaspora africaine ». Pour lui, l’événement est aussi « une vitrine très importante au centre de l’Europe, à Paris, que nos grands-pères ont participé à mettre sur orbite ».

Moussa Moïse Sylla, la méthode et la vision
Derrière l’éclat de la scène, il y a un travail d’organisation que les observateurs ne manqueront pas de relever. La relance des Ballets Africains procède d’une vision du président de la République, que le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a traduite en actes. Faire du rayonnement culturel et de la renaissance des ensembles artistiques nationaux son cheval de bataille, c’est le pari qu’il a engagé et que Bercy est venu confirmer.

Cette stratégie repose sur des partenariats solides. Le ministère a signé une convention avec la Fondation Aïcha de l’homme de culture Mamoudou Condé. Il a aussi mobilisé la Direction générale des Ballets Africains, dirigée par Manana Cissé, et le Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC) qui est un rouage exceptionnel pour l’accompagnement des artistes.
Le pilotage de la participation guinéenne a été assuré par le Premier ministre, à travers le ministère de la Culture. Conduite par Moussa Moïse Sylla et le ministre de la Jeunesse, Lansana Béa Diallo, la délégation a pu se présenter à Paris préparée et unie.
Ensemble, ils incarnent une gestion culturelle et juvénile qui conjugue ambition, coordination institutionnelle et sens de l’exécution.

La fierté d’un retour historique
Au départ de Conakry, Théodore Guilavogui, administrateur des Ballets Africains, avait exprimé « un sentiment de fierté, de joie et de gratitude ». Selon lui, le fait que Youssou N’Dour sollicite expressément la troupe prouve « que nos institutions culturelles sont solides et crédibles, et que la Guinée inspire de nouveau le respect à l’échelle internationale ». La soirée de Bercy lui a donné raison.

Vers un Grand Bal de la Guinée
Le plus beau message est peut-être venu de l’annonce de Youssou N’Dour. Après plus de vingt ans d’existence, le Grand Bal va se décliner en éditions régionales : « Il y a le Grand Bal du Sénégal, il y aura le Grand Bal de la Guinée, avec des artistes de la Guinée, le Grand Bal du Cameroun avec des artistes camerounais, le Grand Bal de la Côte d’Ivoire, etc. Et après, on aura un Grand Bal ensemble ». Un Grand Bal de la Guinée figure donc désormais parmi les projets de la mégastar, ce qui promet de nouvelles scènes aux talents guinéens.

À Paris-Bercy, la culture guinéenne a retrouvé le premier plan international, portée par des artistes d’exception et par des responsables qui ont su transformer une vision en succès (à découvrir quelques vidéos du Bal) :



Sambégou Diallo & Amadou Mouctar


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