Un geste fort pour clore un chapitre douloureux
Le président Mamadi Doumbouya a signé ce mercredi 26 mars 2025 un décret présidentiel historique, ordonnant la prise en charge intégrale par l’État des indemnités dues aux victimes des violences du 28 septembre 2009. Cette décision intervient neuf mois après le verdict du procès emblématique de ce massacre, où des dizaines de manifestants avaient été tués par les forces de sécurité sous le régime de Dadis Camara.
Les termes clés du décret
📜 Article 1 :
« L’intégralité des frais d’indemnisation (…) sera couverte par le Budget National de Développement (BND) », au nom de la « justice sociale, de la réconciliation et de la réparation » des préjudices physiques et moraux.
🔎 Article 2 :
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, ainsi que les ministres de la Justice, de l’Économie et du Budget, sont chargés de l’application rigoureuse du texte.
Un symbole de réconciliation nationale
Cette mesure vise à :
✅ Réparer symboliquement les souffrances des familles des victimes
✅ Consolider la paix sociale après des années de bataille judiciaire
✅ Affirmer la responsabilité de l’État dans ce drame
Le décret a été lu solennellement à la télévision nationale par le Général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence.
Contexte : un procès historique
- Septembre 2009 : Un rassemblement pacifique au stade de Conakry est réprimé dans le sang (157 morts selon l’ONU, viols et tortures).
- 2022-2024 : Procès inédit condamnant notamment l’ex-président Moussa Dadis Camara et d’anciens militaires.
- Juin 2024 : Verdict rendu, ouvrant la voie aux réparations.
Prochaines étapes
Les modalités concrètes de versement (montants, bénéficiaires) doivent encore être précisées par les ministères concernés.