Une villa à Nongo acquise pour plus de 3 milliards de francs guinéens, un immeuble R+4 à Dakar, un vaste domaine agricole, plusieurs véhicules, etc. selon le parquet spécial de la CRIEF, Mohamed Lamine Bangoura n’aurait pas été en mesure de fournir des justificatifs suffisants sur l’origine de certains biens présentés au cours de la procédure.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Lors de l’audience consacrée aux réquisitions et plaidoiries, le ministère public a estimé que les charges étaient suffisamment établies et a requis une peine de 10 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 50 milliards de francs guinéens contre Mohamed Lamine Bangoura. Les mêmes réquisitions ont également été formulées contre certains de ses coaccusés.
Le parquet a par ailleurs demandé la confiscation des biens concernés au profit de l’État.
De son côté, la défense rejette les accusations et soutient que les infractions reprochées ne sont pas constituées.
L’affaire a été mise en délibéré. La décision de la CRIEF est attendue le 27 juillet 2026.
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