Conakry, Guinée – Le paysage institutionnel guinéen vient de connaître une évolution significative avec la création, ce samedi, de la Direction Générale des Élections (DGE). Ce nouvel organe, établi par décret présidentiel, marque une étape importante dans la réforme du processus électoral en Guinée.
Une structure autonome et puissante
Placée sous l’autorité du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la DGE bénéficie d’une autonomie financière et dispose de prérogatives étendues. Elle aura notamment pour missions :
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L’organisation des élections politiques et des référendums
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L’élaboration des textes législatifs et réglementaires relatifs aux élections
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La gestion et la mise à jour continue du fichier électoral biométrique
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La digitalisation des opérations électorales
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La sécurisation des scrutins via une force spéciale dédiée
Une architecture organisationnelle complète
La DGE se structure autour :
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De services d’appui (affaires financières, communication, documentation)
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De départements techniques (opérations, information, observation, logistique)
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De services déconcentrés (directions régionales et préfectorales)
Cette organisation pyramidale permettra une couverture complète du territoire national et une gestion efficace des processus électoraux à tous les niveaux.
Vers une modernisation du système électoral
La création de la DGE s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par la transition. Parmi les innovations notables :
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La mise en place d’une bibliothèque physique et virtuelle des élections
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L’équilibre hommes-femmes dans la gestion du processus électoral
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La représentation de la Guinée dans les instances électorales internationales
Prochaines étapes
Un directeur général sera prochainement nommé par décret présidentiel pour piloter cette nouvelle institution. Son arrivée marquera le début concret des activités de la DGE, à quelques mois du référendum constitutionnel prévu en septembre 2025.
Que pensez-vous de la création de cette Direction Générale des Élections ? Estimez-vous qu’elle contribuera à des élections plus transparentes en Guinée ?